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«On s’est fait avoir» – Etchegary

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Les Remparts avaient la nette impression de s’être fait voler, lundi soir, après le but victorieux de Michael Joly.

Clairement, la pénalité imposée à Matt Murphy au début de la deuxième période de prolongation passait de travers.

«Je suis tellement fier d’être ici et de porter ce chandail. Les gars ont travaillé tellement fort. On a bloqué des lancers, je ne sais pas comment d’arrêts a réalisé Fucale, mais on s’est fait avoir par deux personnes ce soir. On mérite mieux que ce qu’on a eu.

«Je ne parlerai pas trop pour ne pas me mettre dans le trouble, mais notre groupe mérite un bien meilleur sort», a mentionné le capitaine Kurt Etchegary, la voix tremblotante.

La vie est injuste

Philippe Boucher peinait à contenir sa frustration lorsqu’il a rencontré les médias puisque la pénalité imposée à Murphy le hantait également.

«L’Océanic mérite leur victoire, a-t-il tenu à mentionner d’emblée. C’est dur à prendre pour nos jeunes dans la chambre. On leur dit que la vie est injuste, c’est ça qu’on leur a dit. S’ils ne le savaient pas avant aujourd’hui, ils viennent de l’apprendre.

«La vie n’est pas juste et on méritait un meilleur sort. Ils ont tout donné, tout laissé. Ceux qui pensaient qu’on allait économiser notre énergie pour la Coupe Memorial ont vu qu’il y a des athlètes fiers de chaque côté.»

Rien pour aider : puisqu’aucun point de presse formel n’avait été organisé par la LHJMQ en ce septième et ultime duel de la finale de la Coupe du Président, rappelons-le, Boucher a dû répondre aux questions des journalistes, dehors, dans un point de presse improvisé, près de l’autocar de l’équipe.

«Ce que j’aurais aimé faire, c’est aller sur un podium pour féliciter M. Tanguay, féliciter les actionnaires de l’équipe, féliciter Serge Beausoleil et ses joueurs. Là, je suis pogné dehors à côté de l’autobus. C’est ça que j’aurais aimé faire, c’est ça de la classe. C’est ça que tu es supposé faire. Pour le reste, le call, tu l’as vu, notre joueur a laissé tomber son bâton par terre. Ça fait un an qu’on travaille fort. C’est la meilleure game de hockey que j’ai jamais vu. Des gars de 16 à 20 ans qui se défoncent des deux bords. Le trophée, tu ne peux pas le couper en deux, mais les deux équipes l’auraient mérité. Ça ne peut juste pas finir de même», a-t-il pesté.