LHJMQ

«C’était un pari risqué» - Beausoleil

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Serge Beausoleil aurait pu devenir un paria dans tout le Bas-Saint-Laurent, mais il a misé juste en plaçant tous ses avoirs sur Philippe Desrosiers. Le brio de son gardien lui a permis d’inscrire son nom sur la coupe du Président à l’issue de la plus excitante finale de l’histoire de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ).

Les détracteurs du jeune homme de 19 ans saluent maintenant le génie de l’entraîneur-chef de l’Océanic.

Desrosiers a connu sa part d’ennuis ce printemps, remplacé dans chacune des séries auxquelles il a pris part et s’attirant les foudres de plusieurs partisans.

Toutefois, l’espoir des Stars de Dallas a livré une incroyable performance de 47 arrêts, lundi, privant à lui seul les Remparts de Québec d’un premier championnat depuis leur retour dans le circuit Courteau en 1997.

Si la constance n’a pas été sa plus grande qualité dans les dernières semaines, il faudra maintenant que l'athlète de Saint-Hyacinthe soit en mesure de poursuivre sur sa lancée lors du tournoi de la Coupe Memorial.

Un chemin de gravier

«Oui, c’était un pari risqué, a avoué Beausoleil. Son parcours en séries a ressemblé à un chemin de gravier. Philippe n’a jamais baissé la tête, même quand il a été remplacé contre Gatineau et Val-d’Or. Malgré l’adversité, il est demeuré un excellent coéquipier autant pour Louis-Philip Guindon que pour le reste de ses coéquipiers.

«Lorsque je l’ai rencontré lundi matin avant de prendre ma décision, je lui ai dit qu’il était pour moi un bien meilleur gardien, puisqu’il a appris beaucoup de cette expérience. Guindon nous a fait avancer en séries, mais c’est Desrosiers qui nous a fait gagner la coupe.»

Une finale exceptionnelle

Au même titre que les amateurs, le pilote a vécu avec frénésie le septième match de la finale québécoise. En 20 ans de carrière, Beausoleil dit avoir rarement vécu un affrontement aussi extraordinaire derrière un banc.

«Ce fut une série exceptionnelle avec trois rencontres qui ont nécessité la prolongation. On n’a jamais douté du caractère de notre équipe, même si nous étions à une minute de l’élimination dimanche dernier. Nous avons tellement vécu d’émotions fortes à Québec et ça nous a pris deux périodes, lundi, pour retrouver notre rythme. Philippe Desrosiers a gardé le fort pendant qu’on se replaçait émotionnellement.»

Maintenant qu’il a mis derrière lui les célébrations de la coupe du Président, Beausoleil entame l’étude des Generals d'Oshawa et des Rockets de Kelowna, ses deux autres adversaires à la Coupe Memorial. L’Océanic arrivera mercredi après-midi à Québec pour se préparer à affronter les champions de l’Ouest, samedi, au Colisée Pepsi.

Loiseau a vécu toute une vague d’émotions

L’injustice peut se définir de plusieurs façons dans le hockey. Si Philippe Boucher s’offusquait de la pénalité décernée à Matt Murphy en deuxième période de prolongation, lundi soir, Alexis Loiseau aurait souhaité profiter de la coupe du Président encore quelques jours de plus avant d’entamer la dernière étape de sa carrière junior.

«On aura tout l’été pour la soulever et la célébrer. En attendant, il y en a une autre qui nous s’intéresse grandement», a indiqué le capitaine de l’Océanic, qui a contemplé le lever du soleil en compagnie de ses coéquipiers, mardi matin, au terme des célébrations du précieux trophée remporté lundi au Colisée Financière Sun Life.

Le meilleur marqueur de Rimouski en séries éliminatoires a lui aussi vécu une soirée féérique après avoir passé par une grande vague d’émotions en un peu plus de 24 heures.

Si la colère et la peur l’habitaient au moment où les Remparts menaient 4-1 dans le sixième match, la joie et la satisfaction ont repris le dessus lorsque le commissaire de la LHJMQ, Gilles Courteau, lui a présenté la coupe du Président devant ses partisans.

«C’est vrai que le doute s’est installé dimanche, parce que la pente semblait vraiment haute à remonter. Il a fallu gagner chacune de nos petites batailles pour nous redonner confiance. Lorsque j’ai créé l’égalité, je savais qu’on reviendrait chez nous pour un match ultime. Le stress s’est ensuite installé lundi en prolongation. Chaque fois qu’un joueur adverse profitait d’une chance de marquer, nous étions debout et on n’espérait que ce ne soit pas la fin», a raconté le Madelinot.

Loiseau avait une pensée spéciale pour les partisans de l’Océanic, qui ont enfin célébré une victoire de leurs favoris en finale à Rimouski.

«Ça vibrait de partout quand les spectateurs applaudissaient et nous encourageaient. Plusieurs souvenirs sont remontés à la surface, de mon hockey mineur jusqu’à mon arrivée dans le junior. Maintenant, il faut mettre ça en veilleuse pour se préparer à vivre d’autres émotions fortes. Il nous reste de l’énergie pour jouer avec intensité contre nos trois adversaires. Il n’y aura pas de fatigue dans notre camp», a soutenu l’attaquant de 20 ans.