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Cooper n'a pas confiance en Drouin

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La vie de recrue dans la Ligue nationale de hockey est parfois parsemée d’embûches inattendues.

Depuis le début des séries éliminatoires, l’attaquant du Lightning de Tampa Bay Jonathan Drouin apprend cette réalité à la dure.

Membre régulier de la formation au cours de la saison, le joueur de 20 ans a visité plus souvent les passerelles du Joe Louis Arnea, du Centre Bell et du Madison Square Garden qu’il n’a foulé leur patinoire au cours du dernier mois.

Depuis le début du tournoi printanier, Drouin n’a disputé que trois des 15 matchs de son équipe: un contre les Red Wings de Detroit et deux face au Canadien de Montréal. Malgré cette situation embêtante, l’athlète originaire de Sainte-Agathe-des-Monts préfère voir la vie du bon côté.

«C’est bien certain que je préférerais être dans la formation. Mais, en même temps, on est en finale d’association. On est dans le carré d’as, on se bat pour une place en finale de la coupe Stanley», a indiqué Drouin, rencontré dans le vestiaire des visiteurs, au terme de l’entraînement matinal du Lightning, lundi.

Drouin venait alors de faire 45 minutes de temps supplémentaire lorsqu’il a finalement quitté la glace.

Carences défensives

Le Lightning a beau tenter d’atteindre le tour ultime pour la première fois depuis 2004, le cas Drouin soulève beaucoup d’interrogations auprès des quelques médias floridiens affectés à la couverture du club.

L’entraîneur Jon Cooper n’a rien fait pour calmer le jeu dimanche lorsqu’il fut appelé à expliquer pourquoi Drouin ne jouait pas.

«Chaque soir, j’utilise les 20 joueurs les plus susceptibles de nous faire gagner. Parfois, il en fait partie, d’autres fois, non», a-t-il déclaré.

«Sur le plan des qualités offensives, il n’y a aucun doute que c’est un joueur plaisant à regarder. Cependant, il n’y a pas qu’un seul filet sur la glace. Il y en a deux. Un joueur doit être capable de faire le travail devant chacun de ces filets», a-t-il ajouté.

Progression constante

Troisième choix au total à l’encan de 2013, derrière Nathan MacKinnon et Aleksander Barkov, le Québécois a disputé 70 rencontres cet hiver. Il a récolté quatre buts et 28 mentions d’assistance. Peut-être Cooper considère-t-il cet apport offensif insuffisant lorsque comparé aux risques défensifs de l’envoyer sur la glace.

«Oui, les gens s’attendaient à plus, mais moi, je suis content de ma saison. Je considère avoir appris beaucoup et avoir progressé chaque mois», a lancé Drouin.

Le plus inquiétant, c’est que celui-ci a vu Vladislav Namestnikov et Jonathan Audy-Marchessault le devancer dans la hiérarchie des jeunes espoirs du Lightning.

Et lorsque surviennent des blessures, Cooper préfère souvent utiliser sept défenseurs et 11 attaquants.

Ce qui pousse certains à se demander si Drouin n’est pas victime du fait qu’il n’ait pas grandi avec Cooper, en jouant sous ses ordres dans la Ligue américaine.

Prudent, Drouin a préféré ne pas se prononcer sur cette hypothèse.

«Ça se peut, c’est difficile à dire. Honnêtement, je ne sais pas pourquoi.»