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«L'opportunité d’une vie» - Etchegary

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Deuxièmes ou derniers: aucune différence pour Kurt Etchegary. Le capitaine des Remparts de Québec tient à ce qu’on se souvienne d’eux parce qu’ils ont soulevé la coupe du Président.

«On a une chance d’accomplir quelque chose de spécial. C’est l’opportunité d’une vie. On s’est placé dans une bonne position [en avance 3-2 dans la série finale de la Ligue de hockey junior majeur du Québec].

«En même temps, on n’a absolument rien accompli encore. Si on ne gagne pas, personne ne se souviendra de l’équipe qui a terminé deuxième», a déclaré le vétéran de 20 ans, samedi matin, dans le lobby d’un hôtel de Rimouski, juste avant que l’équipe ne reprenne le chemin de Québec, en vue du match de dimanche après-midi, à 15 h.

Pour celui qui défend les couleurs des Diables rouges depuis quatre ans, il n’y aurait rien de plus spécial que de soulever la coupe du Président, dimanche, devant ses partisans.

«Je ne crois pas qu’un joueur peut avoir une meilleure opportunité devant lui que de gagner la coupe du Président chez lui, devant 10 ou 15 000 personnes. Je ne crois pas que ça pourrait être plus spécial. Si nos joueurs ne sont pas excités par cette perspective, il y a un problème.»

Finir en champion

Chez les Remparts, on veut entrer au tournoi de la Coupe Memorial par la grande porte. Ce faisant, Etchegary espère être capable de terminer sa carrière junior en sortant par cette même porte.

«C’est triste parfois de penser que j’arrive au bout du chemin. En même temps, je joue en finale de la Coupe du Président et je participerai au tournoi de la Coupe Memorial. S’il y a une façon de partir, je veux le faire de la bonne façon.»

Souffrir pour gagner

D’ailleurs, même s’il a été frappé durement par Christopher Clapperton en première période, vendredi, il sera à son poste dimanche.

«On dit qu’il faut que ça fasse mal pour gagner, et “Etch” l’a prouvé, l’a complimenté l’entraîneur-chef Philippe Boucher. Il a été un leader incroyable pour nous cette année. Ce sont des choses que je n’ai pas dites souvent parce qu’on voulait l’aider dans ça, mais j’ai pris la peine de le lui dire devant tout le monde dans la chambre, il y a quelques matchs, à Québec.»

«La pression est sur l’Océanic»

Philippe Boucher ne ressent pas de pression en vue du match de dimanche après-midi.

«Je pense qu’on n’en a pas [de pression], a soutenu l’entraîneur-chef des Remparts de Québec. Personne ne nous voyait là ou ne nous prédisait là. Les gars comprennent ça. Cela étant dit, les joueurs réalisent que dans la vie, tu n’as pas beaucoup de chances de gagner quelque chose d’aussi important que la coupe du Président. Ils réalisent qu’on est ici depuis le début du mois d’août pour atteindre cet objectif.»

Boucher s’attend d’ailleurs à une autre guerre de tranchées.

«Ils ont toute une machine de hockey et la pression est sur eux autres. Ils veulent gagner et ils sont les favoris depuis longtemps. Je connais très bien Serge [Beausoleil] et je sais que son club va être très bien préparé. Ils ont des gars d’expérience qui en ont vu d’autres, eux aussi. Je suis persuadé qu’ils sont confiants et calmes. Ça va être un autre bon match de hockey.»

Beausoleil parle d’opportunisme

Effectivement, le pilote de l’Océanic de Rimouski parlait avec confiance, samedi après-midi. Il croit que son équipe peut se baser sur les deux matchs de suite remportés face aux Remparts, à la toute fin de la saison, qui assuraient le trophée Jean-Rougeau aux siens.

«On peut s’inspirer de cet exploit. Lorsque nous livrons des performances comme celle de vendredi, on gagne neuf fois sur 10. Il faut seulement faire preuve de plus d’opportunisme. Après 40 minutes de jeu, nous avions le triple [14-5] de chances de marquer que les Remparts tandis que Michael Joly et Christopher Clapperton se sont retrouvés seuls devant Zachary Fucale en troisième période sans réussir à le déjouer. Ce n’est pas impossible de renverser la vapeur», a-t-il estimé.