Canadiens de Montréal

Callahan, le «Wolverine» du Lightning?

Agence QMI / Jean-François Chaumont

Publié | Mis à jour

Dans la fameuse guerre psychologique à l’approche d’une rencontre importante, Jon Cooper a tenté d’entretenir un petit mystère par rapport au statut de Ryan Callahan.

Opéré d’urgence lundi soir au Tampa General Hospital pour une appendicectomie, Callahan a reçu son congé d’hôpital en matinée.

«Ryan est un cas extrêmement douteux pour la rencontre de ce soir, a affirmé Cooper en conférence de presse à quelques heures du sixième match. Nous avons déjà vu des retours miraculeux en séries.

«J’ai lu sur ce type d’opération et il y a des athlètes qui reviennent après seulement une journée et d’autres après quelques semaines, a-t-il poursuivi. Comme je connais bien Callahan, je crois bien qu’on devrait calculer son absence en terme de jours.»

Cooper a appris la nouvelle pour son ailier droit, lundi après-midi. Callahan n’avait pas participé à l’entraînement de son équipe.

«Quand tu reçois un appel du médecin de l’équipe vers 16 heures, ce n’est jamais une bonne nouvelle, a mentionné l’entraîneur en chef du Lightning. Il se sentait bien hier matin et son absence à l’entraînement n’avait rien à voir avec son appendicite.»

Si Cooper n’a pas confirmé l’absence de Callahan à 100%, Ondrej Palat et Steven Stamkos ont tenu des discours plus affirmatifs.

«C’est malheureux de perdre Cally (Callahan), a dit Palat. Nous devrons jouer sans lui. Il est un bon vétéran pour notre équipe.»

«C’est un dur coup pour Cally, mais nous avons beaucoup de profondeur au sein de l’équipe, a renchéri Stamkos. Il s’agira d’une bonne occasion pour l’un des jeunes joueurs. »

Le pari de Cooper

Avec l’absence plus que probable de Callahan, Cooper risque fort de sortir un lapin de son chapeau. Jonathan Marchessault, qui a joué seulement deux matchs cette saison avec le Lightning, pourrait remplacer Callahan au détriment de Jonathan Drouin ou Vladislav Namestnikov.

«Jon m’a dit que je ferais la période d’échauffement et de me préparer comme si je jouais, a raconté Marchessault. J’écoute ce qu’il me dit et je serais prêt.»

Marchessault détient une carte importante dans son jeu. Contrairement à Drouin et Namestnikov, il est un ailier droit naturel, tirant de la droite comme Callahan.

«Je ne me souviens pas d’avoir vu jouer Jo (Drouin) ou Namestnikov à l’aile droite cette saison, a mentionné le défenseur réserviste, Mark Barberio. Marchessault n’a pas beaucoup d’expérience dans la LNH, mais il a du caractère et il a toujours été un bon marqueur.»

En 68 matchs avec le Crunch de Syracuse cette saison dans la Ligue américaine, Marchessault a obtenu 67 points (24 buts, 43 passes). À ses deux seuls matchs avec le Lightning cette année, il a marqué un but.

«Je me sens bien, je n’ai pas joué depuis 10 jours, alors je suis bien reposé, a affirmé l’ancien des Remparts de Québec. Je tenterai de saisir l’opportunité et d’aider l’équipe à obtenir une grosse victoire si je participe au match. Je ne chercherai pas à combler la perte de Callahan, je voudrai seulement jouer mon style.»

L’exemple de Pacioretty

Au mois de janvier 2013, Max Pacioretty avait vécu un scénario semblable à celui de Callahan. Il avait été opéré pour une appendicectomie. Il avait recommencé à s’entraîner avec ses coéquipiers six jours plus tard.

Selon le plan original des médecins, Pacioretty devait manquer trois semaines. Mais, il était revenu au jeu plus rapidement. On ne parlait toutefois pas d’un retour après seulement 24 heures.