Deuxième ronde entre le Lightning de Tampa Bay et le Canadien de Montréal du hockey de la LNH.

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Canadiens de Montréal

La guerre des nerfs

Agence QMI / Jonathan Bernier

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Le Canadien s’est pointé en Floride avec la ferme intention de forcer la tenue d’un septième match dans la demi-finale de l’Association de l’Est. À 36 heures du sixième duel contre le Lightning de Tampa Bay, un mélange de calme et d’excitation régnait au sein de la troupe montréalaise.

«Plus la série avance, plus la pression est sur les épaules du Lightning. On le sait, on est passé par là au premier tour», a soutenu le pilote Michel Therrien, lundi, au terme de l’entraînement qu’il a tenu en banlieue de Tampa.

L’entraîneur du Tricolore n’a peut-être pas tort, n’empêche que c’est son équipe qui fera face à l’élimination, mardi, et ce, pour la troisième fois de suite. Contrairement au Canadien, une défaite du Lightning ne signifierait pas pour lui le début des vacances.

«On est habitué de jouer des matchs sans lendemain. On est à notre meilleur dans ce type de situation», a ajouté Therrien.

Un point qu’il faut accorder à celui-ci. La preuve, le Canadien montre un dossier de 5-1 au cours des deux dernières saisons lorsqu’il fait face à l’élimination.

L’expérience de Sotchi

Blessé face aux Rangers de New York dès le premier match de la finale d’association, en 2014, Carey Price a disputé quatre de ces six rencontres. Dans ces quatre matchs, qu’il a remportés, il a maintenu une moyenne de 1,00 et un taux d’efficacité de ,962.

Le gardien ne cache pas que l’expérience acquise aux Jeux olympiques de Sotchi, où les matchs sans lendemain se succédaient lors de la ronde des médailles, l’a grandement aidé à négocier avec le stress pouvant amener ce type de rencontre.

«J’ai vu plein de leaders, provenant de plusieurs équipes, aborder ces matchs avec un calme surprenant. Même durant les parties, ils sautaient sur la glace avec calme et confiance. Ils étaient capables de garder leur concentration, peu importe la gravité du moment», a raconté le médaillé d’or qui soutient être témoin du même phénomène dans le vestiaire du Canadien.

La confiance grandit

D’ailleurs, Therrien souligne qu’il y a parfois moyen de bâtir sa confiance, même dans un échec. Selon lui, c’est ce qui s’est produit au cours de cette série face au Lightning.

«C’est la façon dont tu joues qui donne la confiance. Certains soirs, tu peux gagner un match et retourner à la maison avec des doutes, a-t-il d’abord indiqué.

«J’aime la façon dont nous jouons depuis le premier match. Et plus la série avance, plus je sens qu’on joue en confiance.»

Inutile de dire qu’avec un gain au cours de ce sixième match, le niveau de confiance atteindrait son paroxysme.

Si on se fie à la formation déployée durant cet entraînement, Therrien gardera son groupe intact. Ébranlé lors d’une collision accidentelle avec Steven Stamkos, Alexeï Emelin était bel et bien à son poste.