Canadiens

Parenteau, des gradins à héros

Publié | Mis à jour

Pierre-Alexandre Parenteau avait de grandes ambitions pour sa première saison avec l’équipe de son enfance, le Canadien de Montréal. Les rêves ont parfois tourné en cauchemar, passant plusieurs matchs sur la passerelle de presse. Le temps d’un soir, il a oublié sa saison parsemée d’embûches.

«Mettre le chandail du Canadien une première fois, c’est une chose, mais de marquer un but gagnant en fin de match en séries, c’est encore plus magique», a raconté Parenteau quelques minutes après la victoire de 2-1 des siens contre le Lightning de Tampa Bay, samedi, lors du cinquième duel.

Parenteau n’avait pas l’intention de sortir de sa bulle après ce moment d’euphorie. À la droite de son casier, il avait rangé la cape du joueur du match, un honneur décerné par ses coéquipiers.

Pendant de longues minutes, il a décrit des dizaines de fois son but contre Ben Bishop. Même s’il n’avait pas encore vu la reprise, il ne se lassait pas d’expliquer la scène. On aurait dit que les images venaient de s’incruster dans son cerveau.

«Je savais que je lançais du côté de la mitaine, mais je ne pouvais pas prédire un tir aussi haut, se remémorait l’ailier droit du CH. La rondelle sautillait un peu quand j’ai reçu la passe de P.K. Subban. Il n’y a pas de doute qu’il s’agit du plus gros but de ma carrière.»

«C’est tout un sentiment, a poursuivi l’ailier droit. Notre saison était à l’enjeu encore une fois. C’est de loin la meilleure sensation que j’ai ressentie depuis mes débuts dans la LNH [Ligue nationale de hockey]. Quand tu marques un but gagnant avec moins de cinq minutes à jouer dans un match pour maintenir ton équipe en vie, il n’y a pas de plus belle sensation.»

Un long chemin

Au début des éliminatoires, Parenteau avait un objectif en tête, soit regagner sa place parmi les 12 premiers attaquants de l’équipe. Avec le retour au jeu de Max Pacioretty dès le deuxième match contre les Sénateurs d’Ottawa, il s’est retrouvé dans l’ingrat rôle du 13e attaquant.

Pour la deuxième rencontre face aux Sénateurs, il s’était absenté en raison d’une blessure au haut du corps, mais pour les trois parties suivantes, il a pris place sur la passerelle de presse.

«J’ai été dans les gradins à quelques reprises cette saison, a rappelé Parenteau. Je n’avais pas imaginé un tel scénario pour ma première année à Montréal. Je ne me suis pas laissé abattre, je n’ai pas baissé les bras. Quand je joue avec confiance, je suis un bon joueur. Je sais ce que je peux accomplir.»

«Toute ma carrière, je me suis battu pour gagner mon poste, a renchéri celui qui a joué 450 matchs dans la Ligue américaine. Ce n’était donc pas une nouvelle expérience pour moi cette saison.»

Revenir d’une commotion

Acquis de l’Avalanche du Colorado en échange de Daniel Brière le 30 juin dernier, Parenteau n’a obtenu que 22 points (8 buts, 14 aides) en 56 affrontements. S’il a regardé quatre rencontres des gradins au mois de mars, il a aussi passé beaucoup de temps à l’infirmerie en janvier et février.

«J’ai manqué pratiquement deux mois en raison des blessures, a-t-il rappelé. Ce n’était pas facile de revenir au jeu après une commotion. Mais, j’ai travaillé fort et je suis fier de mon jeu dernièrement.»

En conférence de presse après le cinquième match, Michel Therrien a donné une bonne note à son ailier droit du troisième trio.

«P.-A. joue de bonnes séries. J’aime son intensité. Il joue bien avec Lars [Eller] et [Brandon] Prust. Il a reçu une récompense en marquant un gros but.»

En sept duels en séries, Parenteau a récolté deux points (1 but, 1 aide) et il présente un dossier de +2.