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La «colonne vertébrale» du CH

Agence QMI / Jean-François Chaumont

Publié | Mis à jour

Jon Cooper a joué du violon pour décrire l’impact de Carey Price, mais il a aussi parlé des statistiques à l’avantage du Lightning de Tampa Bay cette saison contre l’homme masqué du Canadien de Montréal.

En ce jour de congé chez le Lightning, Cooper, Victor Hedman et Brenden Morrow ont répondu aux questions des journalistes par le biais d’une conférence téléphonique. Des trois, l’entraîneur-chef a été le plus intéressant. Il n’y a jamais de cliché ou de réponses endormantes avec lui.

Questionné sur le défi d’affronter Price quand le CH se retrouve en mode survie, le jeune instructeur a offert une réponse en deux temps.

«Ce n’est pas vraiment un secret, Carey Price est sans doute le meilleur gardien au monde, a souligné Cooper samedi. Il est la colonne vertébrale de cette équipe depuis plusieurs années. Ils ont appris à jouer au hockey autour de lui. Il n’y a pas un seul joueur qui peut transporter une équipe sur ses épaules, mais il représente certainement un gros facteur des succès du Canadien.»

Aucune barrière mentale

Une fois les fleurs envoyées, Cooper a ensuite apporté un bémol important.

«Pour notre équipe, nous avons connu du succès contre Carey Price, a-t-il rappelé. Pour nous, il ne représente pas une barrière mentale. Ses chiffres contre le Lightning sont très ordinaires [“pedestrian”], comparativement à ses statistiques contre les autres formations. Ça ne veut pas dire qu’il n’est pas un grand gardien, ça signifie simplement que nous avons eu du succès contre lui.»

«Affrontons-nous un gardien de calibre mondial? Oui. Mais, je le dis encore une fois, nous avons réussi à connaître de bons matchs contre lui. Nous gardons donc cette approche. Nous l’avons fait dans le passé et nous pouvons le faire encore. C’est notre mentalité.»

Depuis le début de cette série, Price a gagné deux matchs et il a en perdu trois. Il affiche un taux d’efficacité de seulement ,898. Cette statistique est toutefois faussée par la rencontre de six buts du deuxième duel.

Avant le début des éliminatoires, le numéro 31 avait maintenu un dossier de 0-4-1 avec une moyenne de 3,47 et un taux d’efficacité de ,906 contre la bande à Steven Stamkos et Tyler Johnson. C’est vrai qu’on est loin de sa moyenne 1,96 et de son pourcentage d’arrêts de 93,3.

Mais, Cooper n’est-il pas le premier à rappeler que les séries représentent une autre saison ? Peu importe les chiffres, Price inspire plus confiance que Bishop depuis le début de cette