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Les Hawks, la bête noire du Wild

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Certains prétendent que le Lightning de Tampa Bay est la bête noire des Canadiens de Montréal. Au Minnesota, les amateurs de hockey peuvent dire la même chose des Blackhawks de Chicago.

Pour une troisième année consécutive, le Wild a été éliminé par les Hawks. Pour ajouter à l’injure, la troupe de Mike Yeo a été balayée au terme du quatrième match, jeudi soir, devant ses partisans au Xcel Energy Center.

Malgré une remontée de deux buts en fin de rencontre, le Wild s’est incliné au compte de 4-3 face à des Hawks affamés, qui atteignent la finale de l’Association de l’Ouest pour une cinquième fois en sept ans. Il s’agit d’une première depuis que l’Avalanche du Colorado a réussi cet exploit à six reprises entre 1996 et 2002.

Au cours des trois dernières campagnes, l’équipe de St. Paul n’a gagné que trois parties éliminatoires contre ses rivaux de l’Illinois.

«C’est vraiment frustrant parce que je n’ai pas l’impression que nous avons été balayés, a avoué l’attaquant Thomas Vanek, dont les propos ont été rapportés par le site officiel de la Ligue nationale de hockey.

«C’est un bon club. Ils savent comment gagner. Parfois, tout est une question de chance et de rebonds. Il s’agit d’une équipe qui a récemment gagné deux coupes Stanley. Je le répète, ils connaissent la recette du succès. Nous n’avons pas joué assez bien.»

Pendant que Brent Seabrook, Andrew Shaw, Patrick Kane et Marian Hossa comptaient, le Québécois Corey Crawford a confirmé son statut de gardien numéro 1 avec 34 arrêts.

Éclipsés

Contrairement aux Hawks, les gros canons du Minnesota n’ont pas touché la cible souvent. Zach Parisé et Mikael Granlund ont marqué leur unique but des éliminatoires lors du premier match, tandis que Jason Pominville a enregistré son unique filet jeudi. Vanek et le capitaine Mikko Koivu n’ont jamais fait secouer les cordages.

«C’est certain que leurs meilleurs éléments se sont illustrés, a admis l’entraîneur-chef Yeo. Mais leurs meilleurs joueurs sont différents des nôtres. Nos joueurs ont fait des choses extraordinaires pour nous. Nous n’avons peut-être pas un gars qui peut amasser 100 points dans une saison présentement, mais nous avons des athlètes qui peuvent contribuer offensivement à leur manière. Ils nous ont permis de connaître du succès en tant qu’équipe.

«Nous devons trouver une façon de devenir une meilleure formation.»

Dubnyk impuissant

Devant la cage, Devan Dubnyk n’a pas réussi à répéter ses prouesses qui ont permis au Wild d’accéder aux séries à la fin du calendrier. Le finaliste au trophée Vézina, en compagnie de Carey Price, des Canadiens, et de Pekka Rinne, des Predators de Nashville, a repoussé 21 rondelles jeudi.

«Ce n’est pas un bon sentiment, a dit Dubnyk. Ce n’est pas agréable de finir comme ça, pas après avoir vécu tant de belles choses avec ce groupe.»