Canadiens de Montréal

«J’aime notre position» - Cooper

Jean-François Chaumont

Publié | Mis à jour

Jon Cooper n’aurait jamais parié sur un balayage contre les Canadiens. Malgré un cuisant revers de 6-2 lors du quatrième match, l’entraîneur du Lightning a placé l’accent sur le portrait global.
 
«Nous devrons nous regrouper après cette défaite, il n’y a pas de doute, a dit Cooper. Mais si on m’avait dit que mon équipe était pour mener cette série 3-1 après quatre rencontres, j’aurais immédiatement accepté ce plan. Il n’y a personne qui s’attendait à une série facile contre le Canadien, encore moins à un balayage. J’aime notre position après quatre matchs.»
 
Toujours aussi calme derrière un micro et jamais à court d’explications, Cooper a dressé un bilan réaliste des deux matchs de son équipe au Amalie Arena.
 
«Nous avons joué connu deux rencontres difficiles à domicile, a-t-il reconnu. Heureusement, nous avons trouvé une façon de gagner le premier match même si le Canadien a mieux joué que nous. Dans ce quatrième match, le Canadien a profité de ses chances.»
 
À la recherche d’angles
 
Pour un deuxième match d’affilée, il y avait un gros zéro dans la colonne des tirs au but à côté du nom de Steven Stamkos. Encerclé par une dizaine de journalistes dans le vestiaire du Lightning, le numéro 91 n’a pas placé cette mauvaise séquence sur le dos d’une possible blessure à la main ou au poignet gauche.
 
«Je dois être meilleur, trouver de meilleurs angles pour tirer sur Price, a raconté Stamkos. Depuis deux matchs, c’est vrai que je ne l’ai pas menacé souvent. Je dois trouver des solutions. Je me sens bien. C’est plus une question d’avoir les bons angles. »
 
En bon capitaine, Stamkos a rappelé tout le caractère de l’équipe adverse.
 
«Le Canadien n’abandonnera pas, a-t-il mentionné. Nous aurons maintenant comme objectif de gagner un match dans un aréna où nous avons connu du succès cette saison. Il n’y a pas de doute que nous avons mieux joué à Montréal que devant nos partisans à Tampa. J’espère que nous poursuivrons cette tendance avec un bon match au Centre Bell.»
 
Mémoire à court terme
 
Dans un autre coin du vestiaire, Ben Bishop a fait face à la musique. Pour la première fois depuis le début des séries, le géant de 6 pi 7 po a pris le chemin des douches avant la fin de la rencontre.
 
«Nous devons oublier ce match le plus rapidement possible, a souligné le gardien. Je préfère appuyer sur le bouton ''effacer'', ça ne me servira à rien de penser à ce match. »
 
Cooper n’a absolument pas jugé Bishop comme l’un des responsables de ce revers.
 
«Sur le premier but, celui de Markov, c’était le chaos dans notre territoire, s’est-il souvenu. Sur le but de -Pacioretty, il a pris un bon tir sur une échappée. Et sur celui de Desharnais, nous lui avons laissé beaucoup trop de temps. Ce n’est pas de sa faute. Comme nous jouions un deuxième match en deux soirs, j’ai voulu le reposer en le sortant du match.»