Canadiens de Montréal

«Je n’ai jamais senti de panique» - Therrien

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Malgré la situation précaire dans laquelle ils se retrouvaient, jamais les joueurs du Canadien de Montréal n’ont cédé à la panique.

Avant la rencontre, Pierre-Alexandre Parenteau avait pris soin d’assurer que ses coéquipiers et lui avaient encore le moral bien en santé.

«On est 24 dans ce vestiaire et les 24 croient encore en nos chances», avait-il déclaré.

De la façon dont le Tricolore a attaqué le match, force est d’admettre qu’il ne mentait pas.

Le discours fut encore le même au terme de cette éclatante victoire.

«La confiance n’a jamais été un enjeu dans ce vestiaire, a soutenu Brendan Gallagher. On a choisi d’aborder cette situation comme un défi, comme une opportunité qui se présente à nous.»

Quand les leaders se lèvent

Fier de la réaction de ses hommes, Michel Therrien a également tenu à souligner leur désir de ne pas se laisser abattre. Surtout après la défaite crève-cœur subie la veille.

«On a tenu une réunion avant le match. Mes joueurs étaient concentrés. Je n’ai jamais senti de panique, j’ai davantage senti une équipe qui voulait poursuivre dans la même veine. Évidemment, le premier but nous a donné beaucoup de confiance», a-t-il indiqué.

Un premier but qui fut le résultat du travail de Max Pacioretty. Ce même Pacioretty qui, six minutes plus tard, doublait l’avance de son équipe.

«Quand tes leaders se lèvent et jouent comme ça, ça met tout le monde en confiance et les autres n’ont pas le choix de suivre», a fait valoir David Desharnais.

Humble comme à son habitude, Pacioretty a refusé de prendre le crédit pour le premier but.

«P.K. a fait tout un jeu. Au lieu de simplement envoyer la rondelle vers le filet, il l’a remise à Andreï qui se retrouvait devant un filet presque désert», a-t-il décrit.

Enfin un coussin

Peu importe à qui on doit donner le crédit, il y avait un bail que le Canadien n’avait pas détenu une avance de deux buts dans une rencontre. Il faut remonter au 5 avril, à Sunrise, pour revoir pareil écart.

Donc, pour la première fois depuis des lunes, Carey Price a pu accomplir son boulot sans la pression de devoir faire des miracles à tout prix.

«On savait que les buts finiraient par venir. On avait obtenu tellement d’occasions de marquer depuis le début de la série. Malheureusement, la malchance semblait s’acharner sur nous. Nous avons frappé plusieurs poteaux et leur gardien a fait de superbes arrêts. Mais ce soir, enfin, ç'a débloqué», a indiqué Brandon Prust.

Et même avec une telle avance, pas question de lever le pied.

«En troisième période, on voulait continuer de jouer de la même façon. On voulait finir ce match en force pour préparer le prochain. Il ne faut pas oublier que dans les séries, le ''momentum'' peut changer rapidement de côté», a tenu à rappeler Therrien.

Reste à voir si devant la foule du Centre Bell, le Canadien saura profiter de ce fameux «momentum».