Montréal - Tampa Bay

L’Oratoire, ou user ses genoux pour le bien du CH

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La présence des Canadiens de Montréal en séries a le don de raviver la ferveur chez plusieurs partisans, autant au point de vue hockey... que religieux. C’est encore mieux si on peut allier les deux.

Le Père Jean-Guy Vincent, de l’Oratoire Saint-Joseph, peut en parler. Il a pris l’habitude de voir des croyants gravir les nombreuses marches de l’Oratoire à genoux.

Et des marches, il y en a près de 300.

«Quasiment à chaque jour, a-t-il souligné, mercredi. Même des fois, en plein hiver, j'ai vu des gens monter ici, il faisait très froid. Ils ont une faveur à demander et on sait qu'il y a une grande ferveur dans tout ça.»

«Je remarque que les gens font une prière à chacune des marches, que ce soit un "Notre Père" ou un "je vous salue Marie".»

Il ne s’étonne plus de voir de fervents partisans de la «Sainte-Flanelle» tenter l’expérience une fois le mois d’avril arrivé.

«Ça fait 30 ans que je suis ici. À chaque année, si le Canadien va en finale ou en éliminatoires, je vois des gens qui montent ici.»

Mais attention. Il ne faut pas croire que cette prière sera exaucée automatiquement en raison de l’effort considérable qu’elle nécessite.

«La prière, pour moi, ce n'est pas magique, révèle le Père Vincent. Pour moi, c'est de dire au Seigneur "que ta volonté soit faite". Mais est-ce que le Seigneur s'occupe de faire gagner ou perdre le Canadien, je n'irai pas jusque-là!»

Si les prières ne produisent pas l’effet escompté, il y a toujours d’autres instances auxquelles on peut s’adresser.

«On peut demander aussi au Frère André que le Canadien gagne!», lance le Père Vincent en souriant.

 

D'après un reportage de Jean-Philippe Bertrand