Montréal - Tampa Bay

«Je n’avais aucune idée du temps qu’il restait» - Tyler Johnson

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Même si la foule hurlait à ses favoris de se dépêcher à effectuer un tir, les joueurs du Lightning de Tampa Bay n’ont jamais douté de la validité du but de Tyler Johnson, mercredi, lors du troisième match de la demi-finale de l’Association de l’Est contre le Canadien de Montréal.

«Je n’avais aucune idée du temps qu’il restait au cadran. Aussitôt que j’ai vu la rondelle pénétrer dans le filet, je me suis mis à sauter partout», a lancé le héros du match.

En fait, Johnson, pour qu’il s’agissait déjà d’un huitième but au cours des présentes séries, n’était tellement pas conscient d’être passé à un peu moins de deux secondes de voir son but refusé. D’ailleurs, il ne comprenait pas pourquoi les officiels ont demandé à voir la reprise vidéo.

C’est une fois de retour au banc qu’il a compris à quel point il était moins une.

Ses coéquipiers et son entraîneur ont tôt fait de le rassurer.

«Je n’ai pas quitté le tableau indicateur des yeux. Lorsque la rondelle a traversé la ligne rouge, j’ai vu qu’il restait quelques fractions de seconde à jouer. Donc, j’étais très confiant que la décision irait en notre faveur», a décrit l’entraîneur-chef Jon Cooper.

Merci à Ben Bishop

Jeudi soir, le Lightning aura l’occasion de savourer une revanche complète contre le Tricolore. Mais s’il peut penser à balayer cette série, c’est en grande partie grâce au gardien Ben Bishop, fumant, particulièrement au second engagement.

«Le Canadien a joué un meilleur match que nous, a assuré l’attaquant Alex Killorn, auteur du premier but de la rencontre. En deuxième période, ils ont été beaucoup plus agressifs que nous. Ils ont gagné toutes les batailles, les lancers venaient de partout, même de leurs défenseurs.»

D’ailleurs, les favoris locaux n’ont dirigé que trois tirs au but au deuxième vingt, le premier touchant Carey Price à la 16e minute de jeu.

«Ce fut un match très étrange, a lancé l’instructeur du Lightning. J’ai l’impression qu’on a contrôlé le match jusqu’à ce qu’on marque. Puis, on est passé en mode défensif. Jusqu’à une minute avant la fin de la troisième période, on a passé notre temps à nous défendre.»

Le quatrième clou

Le bon vieux cliché veut que le dernier clou soit le plus dur à clouer. Cooper et ses hommes n’ont pas hésité à l’utiliser au terme de ce triomphe.

«Si on joue le quatrième match comme celui de ce soir (mercredi), on va devoir sauter dans un avion en direction de Montréal après la rencontre», a imagé Killorn.

«Le gagnant de cette course est le premier qui arrive à quatre victoires. Nous ne sommes rendus qu’à trois, a rappelé Cooper. Cependant, si vous nous aviez dit, avant la série, que nous mènerions celle-ci 3-0 avec une chance d’y mettre un terme à la maison, nous aurions été pas mal excités.»