Canadiens de Montréal

«On l’a vu venir d’un kilomètre» - Stamkos

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Steven Stamkos a marqué son premier but des séries, mais il a aussi reçu en cadeau pour la première fois de sa carrière une pièce d’équipement d’un rival.

Dans les dernières minutes du match, Brandon Prust a lancé son protège-coude à Stamkos en passant devant le banc du Lightning tout juste avant de retraiter au vestiaire de son équipe.

«Disons que je ne m’attendais pas à cela, a lancé le capitaine du Lightning. Prust est un fier compétiteur et en temps normal, il ne traverse pas la ligne. Mais, ça fait maintenant deux fois qu’il s’en prend à Bish [Ben Bishop]. C’est de la pure frustration. On l’a vu venir d’un kilomètre.»

Stamkos n’a pas gardé trop longtemps le coude de Prust. Il l’a lancé à son tour, mais dans la foule.

«Je ne sais pas si le partisan pourra garder cette pièce d’équipement, mais il était très excité à l’obtenir un seul protège-coude usagé! Je voulais juste avoir un peu de plaisir avec ça.»

Après la rencontre, Stamkos a raconté dans les moindres détails son soulagement après son but en deuxième période contre Carey Price.

«Oui, j’étais soulagé et j’ai laissé aller mes émotions en hurlant après mon but, a-t-il dit. J’étais surtout heureux de marquer à un moment important dans le match. Que ce soit mon premier ou mon 28e but, j’aurais eu la même réaction. Les émotions sont fortes quand tu inscris un but qui donne les devants à ton équipe pour un match des séries.»

La question trappe

En conférence de presse, Jon Cooper a parlé des incidents en fin de rencontre. Le collègue Tony Marinaro de TSN 690 lui a demandé s’il croyait à la philosophie œil pour œil, dent pour dent.

«Oh, la bonne vieille question trappe, a lancé l’entraîneur en chef du Lightning avec le sourire. Est-ce que je crois au concept œil pour œil, j’y crois parfois. Mais, je crois surtout qu’il s’agissait de gestes de frustrations. S’il y avait juste eu le contact de Mitchell avec Bishop, je n’aurais pas de problème. J’ai moins aimé le deuxième coup. Il [Prust] était sur la glace pour une raison.»

À l’image de Cooper, Alex Killorn avait sur le cœur le geste de Prust contre son gardien.

«On savait qu’il était pour faire quelque chose, a mentionné l’ailier du Lightning. C’était assez prévisible, surtout avec un pointage de 6-2. Mais, je ne comprends pas pourquoi il a lancé son protège-coude.»

Le réveil de l’avantage numérique

En une seule soirée, le Lightning a marqué quatre buts en supériorité numérique, soit le double du total des buts de l’équipe en pareille situation depuis le début des séries.

«Notre premier avantage numérique, celui de quatre minutes, était tout simplement horrible, a raconté Stamkos. Nous avons fait quelques changements, nous avons recommencé à trouver des lignes pour décocher des tirs. Nous avons retrouvé notre confiance. C’était la meilleure façon de faire payer le Canadien pour son indiscipline.»