Canadiens de Montréal

«C’est inacceptable» - Therrien

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L’entraîneur des Canadiens de Montréal, Michel Therrien, n’a pas réfléchi pendant de longues secondes avant de désigner le réel coupable de ce deuxième revers contre le Lightning de Tampa Bay, dimanche.

«L’indiscipline nous a coûté le match, a tranché Therrien en conférence de presse. C’est inacceptable.»

«Nous avons connu le départ que nous espérions, nous suivions notre plan de match à la lettre, a-t-il poursuivi. Nos très mauvaises pénalités ont cassé notre rythme. C’est assez simple, je dirais que nous étions parfaits en première période avant que nous commencions à écoper de très, très mauvaises punitions.»

Pour ajouter au degré de frustration de Therrien, les mauvaises punitions n’ont pas été prises par de jeunes joueurs. Brandon Prust a ouvert le bal avec une double mineure à mi-chemin de la première période. Le Canadien a survécu à cette longue infériorité numérique, mais exactement 19 secondes après la sortie du cachot de Prust, P.K. Subban l’a suivi.

Celui-ci a donné un coup de bâton derrière la tête de Ryan Callahan, tout juste devant le filet de Carey Price. Un geste irréfléchi. Cette fois, le Lightning en a profité pour créer l’égalité. Valtteri Filppula a déjoué Price lorsqu’il ne restait que 24 secondes à écouler à l’engagement.

«C’est difficile de surmonter l’indiscipline, nous avons très mal réagi», a affirmé Therrien.

Le jeu des unités spéciales

Il y a deux catégories de statistiques qui donnent une très bonne illustration de ce match.

Le Tricolore n’a pas marqué en trois occasions en avantage numérique. Le Lightning, quant à lui, a réussi quatre de ses six buts avec un homme en plus. L’équipe de Jon Cooper a fini le match avec 50 % (4 en 8) de taux de réussite.

«On s’entend tous aussi pour dire que nos unités spéciales ont été très mauvaises. On n’était pas capables de défendre et on n’a pas généré d’attaque en avantage numérique.»

Il n’a rien entendu

L’entraîneur n’a pas ajouté de l’huile sur un feu déjà brûlant lorsqu’on lui a demandé s’il avait compris les insultes de l’arbitre Brad Watson à l’endroit de Prust en première période.

«Je n’ai pas entendu», a-t-il simplement répliqué.

C’est tout à fait logique de croire que Therrien n’a rien entendu des propos de Watson. Premièrement, il se trouvait très loin de l’action, derrière le banc des siens, pendant que Prust et l’officiel patinaient vers le banc des punitions. Deuxièmement, à ce moment dans la rencontre, il y avait encore de l’ambiance dans le Centre Bell.