Canadiens de Montréal

Eller et Bishop, de vieux complices

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Il y a cinq ans, Lars Eller et Ben Bishop partageaient le même vestiaire avec les Rivermen de Peoria dans la Ligue américaine de hockey. À cette époque, ils faisaient partie des meilleurs espoirs des Blues de St. Louis.

La réalité est maintenant bien différente. Les deux amis se retrouvent comme rivaux en plein cœur du deuxième tour des séries de la Ligue nationale (LNH). Un porte les couleurs du Canadien de Montréal et l’autre celles du Lightning de Tampa Bay.

Jamais, ils n’ont joué ensemble avec les Blues. Ils ont chacun pris des routes différentes après la campagne 2009-2010.

«Ben était un de mes bons amis à Peoria, a affirmé Eller. J’avais aussi passé du temps à St. Louis l’été avant la saison. Comme il vient de la région de St. Louis, je m’entraînais et je jouais au golf avec lui durant cet été.»

«Ben a toujours eu beaucoup de talent, a-t-il poursuivi. Je me souviens aussi qu’il travaillait très fort. Je ne suis pas surpris de le voir maintenant parmi les meilleurs gardiens de la LNH. C’est généralement bien connu que les gardiens ont besoin de plus de temps pour atteindre leur potentiel. Ben n’a pas suivi le chemin le plus facile. Les Blues et les Sénateurs n’ont plus ou moins cru en lui. Il a obtenu sa réelle chance avec le Lightning. Et on connaît maintenant le résultat.»

Des sorts liés

À quelques heures du deuxième match entre le CH et le Lightning, dimanche, Bishop a également puisé dans sa banque de souvenirs pour parler de son ancien coéquipier.

«Lars aimait rester sur la glace après un entraînement, a souligné le géant gardien de 6 pi et 7 po. Il me demandait de prolonger la séance pour quelques minutes puisqu’il voulait me déjouer sur des échappées. Je me rappelle de lui comme un gars très travaillant. Il avait beaucoup de potentiel. Si je me souviens bien, il avait mené notre équipe pour les points, et ce même s’il avait juste 20 ans.»

«Il était un peu timide au départ, mais c’était normal puisqu’il en était à sa première saison en Amérique du Nord, a-t-il poursuivi. Mais, comme j’étais aussi un des jeunes de l’équipe, je m’étais rapidement lié d’amitié avec lui.»

Bishop a une bonne mémoire. À son unique saison à Peoria, Eller avait dominé la colonne des marqueurs de l’équipe avec 57 points (18 buts, 39 aides) en 70 matchs. Quelques semaines plus tard, les Blues échangeaient le Danois au Tricolore afin d’acquérir Jaroslav Halak. Dans un drôle de coïncidence, l’arrivée de Halak à St. Louis signifiait pratiquement la fin pour Bishop avec les Blues.

Aucun conseil

Depuis le début de cette série, Eller n’a pas contribué à augmenter le livre de notes du CH au sujet de Bishop.

«Stéphane Waite a regardé des tonnes de vidéos sur lui, tout comme les entraîneurs, a-t-il rappelé. Même si je voulais offrir quelques recommandations au groupe d’entraîneurs, je ne crois pas que ce serait utile. C’est souvent la même recette pour battre un bon gardien, il faut tout faire pour lui bloquer la vue. Il peut parfois perdre patience. Prust l’a déjà fait cette année. C’est possible de le déranger, il n’est pas le plus patient !»