Canadiens de Montréal

Markov rebondira

Jean-François Chaumont

Publié | Mis à jour

À 36 ans et au lendemain d’un match marathon contre le Lightning de Tampa Bay, Andreï Markov a choisi de participer à un simple entraînement optionnel.
 
S’il est critiqué pour son jeu depuis le début des séries, le Russe ne se fera jamais reprocher son sérieux et son travail.
 
À la veille du deuxième duel face au Lightning, Tomas Plekanec a défendu son coéquipier chez le Canadien de Montréal.
 
«Il n’y a pas d’inquiétude pour “Marky”, a dit Plekanec samedi. Il fait de très bonnes choses sur la glace. Nous traversons tous des matchs ou des séries plus difficiles, mais il a l’expérience et l’intelligence pour s’en sortir. Je n’ai pas de doute qu’il nous aidera à gagner des parties dans cette série. Il est absolument le dernier de mes soucis.»
 
Encerclé par un groupe de journalistes, Markov a recyclé une de ses citations favorites pour décrire ses performances.
 
«Je garde mon opinion pour moi, a-t-il répliqué. Vous êtes les experts, c’est probablement votre travail, n’est-ce pas?»
 
Markov est devenu encore plus muet lorsqu’on lui a demandé s’il cachait quelques blessures.
 
«Je n’ai pas une réponse pour cela», a-t-il dit sèchement.
 
Un bon défi
 
En conférence de presse, Michel Therrien a dressé un bilan positif du premier affrontement de son vétéran contre la bande à Steven Stamkos et Tyler Johnson.
 
«Il a joué un bon match hier [vendredi]», a simplement affirmé l’entraîneur-chef.
 
Avec un temps de jeu de 28 min 42 s, Markov a été le troisième défenseur le plus utilisé après P.K. Subban (37:53) et Jeff Petry (30:49).
 
«C’est toujours agréable d’affronter un bon joueur comme Stamkos, a expliqué Markov. J’aime obtenir des responsabilités. Je dois rester concentré.»
 
Une question de pouces
 
Plus calme que la veille derrière son podium pour répondre aux questions des journalistes, Therrien s’est dit sûr de voir son équipe débloquer sur le plan offensif.
 
Il a fait référence aux deux poteaux de David Desharnais et Max Pacioretty et au but manqué de justesse de Brendan Gallagher en première période pour se consoler.
 
«On voudrait tous marquer, mais avec un huitième de pouce de plus, on dirait tous que notre avantage numérique va bien, a affirmé l’entraîneur. On a frappé deux poteaux, on parle d’un pouce. Si on avait lancé un pouce en dedans, on dirait que notre attaque est extraordinaire.
 
On ne vit pas dans la perception, on vit dans la réalité. On a créé de bonnes chances de marquer. Si on garde la détermination, ça va se replacer.»