LNH

Juste retour des choses pour Gallagher

Publié | Mis à jour

Certains leaders mènent par leurs performances, d’autres par leur attitude. D’autres encore font les deux.

Tout au long des six matchs qu’a duré la série face aux Sénateurs d’Ottawa, Brendan Gallagher a prouvé qu’il faisait partie de cette dernière catégorie.

Même s’il a souvent eu maille à partir avec Marc Méthot devant le filet des Sénateurs et s’il s’est fait solidement étamper à quelques reprises par Erik Gryba ou Mark Borowiecki, le fougueux attaquant de 22 ans a toujours gardé la pédale au plancher.

«En série, tu dois lutter à chaque présence sur la patinoire. Ça devient lourd, mais tu dois trouver une façon de passer à travers présence après présence. À force de le faire, tu finis par avoir ta chance», racontait Gallagher plus tôt cette semaine, alors qu’il n’était parvenu à récolter qu’une passe.

Qu’il ait inscrit le but gagnant du match décisif de la série est un juste retour des choses.

«C’est une belle symbolique de le voir marquer ce but gagnant. Brendan a obtenu plusieurs chances lors de cette série, il travaille tellement fort. Il méritait de marquer un gros but», a d’ailleurs souligné Michel Therrien quelques instants après la victoire des siens.

«Il est tellement déterminé. Il a gagné le respect de ses coéquipiers depuis ses trois ans dans la LNH, mais aussi des autres joueurs dans la LNH. Je suis content qu’il obtienne une telle récompense», a ajouté l’entraîneur des Canadiens de Montréal.

Toujours le même

Si Gallagher a acquis ce respect (surtout celui de ses coéquipiers), c’est qu’il n’a pas changé d’un iota depuis son arrivée avec l’équipe en janvier 2013.

C’est cette même hargne qui lui avait permis de surprendre plusieurs observateurs et de se tailler un poste avec l’équipe à l’âge de 20 ans.

Lors de la campagne précédente, le CH avait honteusement terminé au 15e et dernier rang de l’Association de l’Est, incitant l’organisation à faire maison nette.

Tant pour les Canadiens que pour l’Albertain, la saison 2013 fut fructueuse. Le Tricolore a terminé le calendrier, écourté en raison du lock-out, au premier rang de la section Nord-Est. Quant à Gallagher, il fut l’un des trois finalistes au titre de recrue de l’année dans la LNH.

Savoir tirer des leçons

Toutefois, le plaisir fut éphémère pour Gallagher et ses coéquipiers, éliminés du tournoi printanier dès le premier tour.

«On a beaucoup appris de cette sortie expéditive. Tout comme on a appris de notre élimination face aux Rangers, en finale d’association, l’an dernier, racontait Gallagher. Tu apprends comment réagir face à certaines situations. Tu apprends également à ne pas te laisser embarquer dans une montagne russe d’émotions.»

Des leçons qui lui furent utiles, de la façon dont s’est déroulée cette série. Des leçons qui lui ont permis de garder son calme pendant qu’il tentait de faire perdre celui de ses adversaires.

Au cours du dernier match, Gallagher s’est d’ailleurs fait un plaisir de narguer Mark Stone à propos de sa blessure au poignet droit.

La performance... et l’attitude.