Canadiens de Montréal

Soupir de soulagement dans le vestiaire du CH

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Signe que le sentiment de soulagement était grand, les joueurs du Canadien de Montréal ont poussé un retentissant cri de ralliement à leur retour au vestiaire, dimanche, après leur victoire contre les Sénateurs d’Ottawa.

Ne dit-on pas qu’à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire?

«On vient de mettre un terme à cette série. Tout le monde est heureux. Ottawa est maintenant de l’histoire ancienne, on peut enfin passer à autre chose», a déclaré l’attaquant Pierre-Alexandre Parenteau.

«C’est magnifique! Nous allons sauter dans le train plus heureux que jamais. Nous allons nous détendre et apprécier le trajet qui nous ramène à la maison», a lancé le défenseur P.K. Subban, le joueur le plus utilisé par Michel Therrien avec un temps de jeu moyen de 25 min 08 s.

Ce sentiment de satisfaction est d’autant plus grand que cette série aurait bien pu basculer du côté des Sénateurs. Les trois premières victoires du Canadien ont été acquises par un seul but et deux de celles-ci ont été le résultat de filets inscrits en prolongation.

De plus, les hommes de Dave Cameron sont revenus dans la série avec deux gains consécutifs, dont un convaincant de 5-1, vendredi.

Pourtant, Brendan Gallagher a assuré que ses coéquipiers et lui n’avaient pas eu la frousse.

«Peur n’est pas le bon mot. On est toujours confiant, peu importe l’adversaire, peu importe les circonstances, a-t-il d’abord mentionné. Il faut retenir une leçon de toutes les séries auxquelles on prend part. Si les Sénateurs sont revenus dans la série, ce n’est pas en raison d’un manque d’effort de notre part.»

L’infériorité numérique fait le travail

Si le Tricolore a pu clouer le cercueil de ses rivaux avec cette quatrième victoire, il le doit évidemment à Carey Price. Il le doit également à son unité d’infériorité numérique.

Au cours des cinq premiers matchs, l’attaque massive adverse avait malmené le Tricolore avec 5 buts en 16 occasions.

Dimanche, ils ont été incapables de profiter de quatre supériorités numériques. Avec l’avantage d’un homme, les Sénateurs n’ont dirigé que quatre tirs, dont trois lors de la punition décernée à Jacob de la Rose dans les derniers instants du match.

«J’ai toujours eu confiance en nos joueurs qui ont le mandat d'écouler les punitions, a assuré Price. Ils font un excellent travail en coupant les lignes de passe et en faisant tout leur possible pour garder la rondelle hors du filet.»

Une longue minute

Un effort qu’il a également été possible de constater lors des trois dernières minutes, que les Sénateurs ont passées presque entièrement dans le territoire du Canadien.

«Ce fut une longue minute, mais je me sentais très bien sur la glace. J’espérais simplement que nous puissions bénéficier d’un rebond chanceux sur une mise au jeu pour être en mesure de récupérer la rondelle et dégager notre territoire», a décrit Subban.

«Je n’étais pas stressé, au contraire. J’ai eu du plaisir, a soutenu Price, d’un calme toujours aussi olympien. Lorsqu’on est enfant, on rêve de se retrouver dans des situations semblables.»

Pas certain que les téléspectateurs partisans du Canadien, sur le bout de leur siège, rivés devant le téléviseur, aient fait preuve d’autant de calme.