Montréal - Ottawa

Pageau digne malgré l’erreur de l’arbitre

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Jean-Gabriel Pageau avait le cœur gros après l’élimination de son équipe. La voix éteinte, le courageux attaquant des Sénateurs d’Ottawa a parlé avec beaucoup de classe de son but refusé en deuxième période.

Encerclé par une dizaine de journalistes pour plusieurs minutes, Pageau n’a jamais lancé de flèches en direction de Chris Lee, l’arbitre fautif d’avoir sifflé trop rapidement.

«Il faut donner le bénéfice du doute à l’arbitre, a rappelé le numéro 44. Il était placé du mauvais côté de la rondelle. On fait tous des erreurs dans la vie.»

Dans un autre coin du vestiaire, Mark Stone a raconté une anecdote intéressante.

«C’est une erreur, mais il l’a admise, a dit Stone. Les joueurs font des erreurs, les entraîneurs font des erreurs et les arbitres ont aussi le droit d’en faire. Il n’y a personne de parfait. C’est dommage, mais Lee a reconnu son erreur en venant nous parler au banc.»

Pageau, quant à lui, n’a pas discuté avec Lee, qu’on considérera pour encore plusieurs mois comme un ennemi à Ottawa.

«Je pense que je suis encore trop jeune pour parler aux arbitres», a lancé Pageau.

Le pire sentiment

Kyle Turris a résumé assez simplement, mais dans un langage cru ce qu’il ressentait après la défaite de son équipe en six matchs face au Canadien de Montréal.

«Je me sens comme un déchet», a-t-il dit

«Nous aurions pu gagner cette rencontre 5-1, a-t-il poursuivi en retrouvant son calme. Nous avons bousillé plusieurs chances de marquer. En fin de match, c’était le chaos devant le filet de Price, mais nous n’avons pas trouvé une façon de le déjouer.»

Du grand Price

Bon prince, Craig Anderson a rendu hommage à Carey Price.

«Carey s’est levé au bon moment, a affirmé Anderson. C’est un très bon gardien, ce n’est pas la première fois qu’il vole un match. Malheureusement, il l’a fait contre nous pour nous éliminer.»

Anderson n’a absolument pas à rougir de son jeu. En relève d’Andrew Hammond à partir du troisième match, il a gagné deux de ses quatre sorties, présentant une microscopique moyenne de 0,97 et un taux d’efficacité de ,972.

Un entraîneur fier

En conférence de presse, Dave Cameron a lancé des fleurs à ses joueurs.

«Je suis vraiment fier de mon équipe, a souligné l’entraîneur en chef. C’était un pur bonheur de diriger ce groupe de joueurs. Ils ont vidé leur réservoir plusieurs fois depuis trois mois.»

Doté d’un bon sens de l’humour, Cameron a dit qu’il s’ennuierait d’une chose précise.

«Le siège chauffant des toilettes du Ritz-Carlton à Montréal va me manquer, a-t-il dit avec le sourire. Je ne pourrai pas y retourner pour un septième match.»