Canadiens de Montréal

Therrien ouvert à des changements

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Au mois de novembre, Michel Therrien entretient pratiquement toujours le mystère au sujet de sa formation à la veille d’un match. En plein cœur d’une série, il ne changera certainement pas sa philosophie.

À quelques heures du départ de l’équipe en train pour Ottawa, l’entraîneur en chef du Canadien de Montréal n’a pas montré son jeu pour ce sixième match, mais il n’a toutefois pas fermé la porte à de possibles modifications.

«On réévalue toujours notre formation et la composition de nos trios, a rappelé Therrien. Ça n’a pas changé aujourd’hui. Est-ce qu’il y aura des changements demain ? C’est possible et vous verrez tout ça demain.»

Par de possibles changements, Therrien pourrait simplement choisir de brasser sa soupe en remodelant ses trios à l’attaque. L’autre option consisterait à remplacer un joueur régulier par un Pierre-Alexandre Parenteau, Manny Malhotra ou Sergeï Gonchar.

À ce sujet, c’était impossible de spéculer puisque le Tricolore n’a pas tenu d’entraînement au lendemain de ce revers de 5-1.

«Je ne sais pas ce qui arrivera pour le prochain match, a affirmé Max Pacioretty lorsque questionné sur la nécessité de faire des changements ou non à la formation. Mais, dans le passé, Michel a eu la main heureuse très souvent quand il a fait des changements. Tu as parfois besoin d’un changement de décor. Quand tu affrontes la même équipe pour cinq matchs d’affilée, il y a le danger de devenir trop prévisible ou trop confortable. Quand tu tentes de nouvelles choses, tu génères parfois une énergie nouvelle.»

À la fin du cinquième match, Pacioretty se retrouvait à l’aile gauche avec Tomas Plekanec et Brendan Gallagher. David Desharnais, pour sa part, jouait au centre d’Alex Galchenyuk et de Dale Weise.

Toujours en contrôle

Même si les Sénateurs ont repris vie dans cette série en remportant les deux derniers matchs, Pacioretty ne semblait pas trop nerveux. Il reconnaissait toutefois du bout des lèvres que la pression venait possiblement de changer de camp.

«Ça ressemble un peu à cela maintenant, a affirmé l’Américain. Mais si nous gagnons le prochain match, nous remportons la série. Nous ne regardons pas trop dans le passé. En fin de compte, nous menons toujours cette série 3-2. Nous savons que nous devrons offrir notre meilleur match à Ottawa. »

Si Pacioretty n’a pas eu peur de dire qu’il y avait maintenant une plus grande pression sur son équipe, Therrien n’y croit absolument pas.

«Toutes les équipes qui entrent en séries veulent gagner et ça vient avec une certaine pression, a souligné l’entraîneur. Il n’y a pas une équipe qui a plus de pression que les autres. Ce n’est pas vrai ça, c’est de la bouillie pour les chats. La pression est la même et ça donne des matchs intenses. »

Moins prévisible

À l’image de la saison, le Tricolore n’a toujours pas trouvé la recette magique pour son avantage numérique. En cinq matchs conte les Sénateurs, le CH a marqué un seul but en 19 occasions (5,3%).

Questionné sur les déboires de son équipe dans cette cruciale facette du jeu, Pacioretty a offert une analyse intéressante.

«Je ne sais pas si c’est surtout une bataille mentale, a-t-il répondu. En séries, les équipes connaissent encore mieux tes tendances puisque tu affrontes la même équipe pratiquement tous les deux soirs. Les Sénateurs bloquent plusieurs de nos tirs. Nous devons sortir de notre zone de confiance et essayer de nouvelles choses. Nous devons tous avoir des mentalités de tireur et de passeur. Il faut devenir le moins prévisible possible. »