Canadiens de Montréal

Therrien : un long malaise...

 Jean-François Chaumont

Publié | Mis à jour

Michel Therrien a refusé de se lancer dans une guerre de mots avec Dave Cameron qui a accusé Brandon Prust d’un coup salaud à l’endroit de Craig Anderson en fin de rencontre.
 
«Aucune opinion là-dessus », a simplement répondu Therrien lorsqu’on lui a mis au parfum des commentaires virulents de Cameron.
 
Questionné pour savoir si l’altercation entre Prust et Anderson représentait un signe de frustration, l’entraîneur en chef du CH a offert une réponse encore plus courte : «non».
 
Prust n’a pas expliqué son geste après la rencontre. Le Tricolore a expliqué qu’il ne pouvait pas rencontrer les journalistes puisqu’il recevait des traitements.
 
Therrien a résumé cette défaite de 5-1 en quelques mots seulement.
 
«Nous avons connu un bon départ, mais ils ont profité de leurs chances. Anderson a été très bon.»
 
Trios brassés
 
À la recherche d’une potion magique pour relancer son attaque, Therrien a brassé sa soupe avec ses trois premiers trios. Il a notamment séparé David Desharnais et Max Pacioretty.
 
Il n’a toutefois pas critiqué publiquement le jeu des deux attaquants.
 
«Tout le monde doit être meilleur», a-t-il répliqué.
 
À la fin de sa conférence de presse, on lui a posé deux questions sur l’utilisation de Lars Eller. Deux fois, il a reçu la même réponse.
 
«On joue à quatre trios», a-t-il répété.
 
Le Danois a été un des bons attaquants de son équipe avec quatre tirs, mais il n’a toujours pas eu la chance de jouer sur l’un des deux premiers trios.
 
Une équipe coriace
 
Max Pacioretty, quant à lui, a levé son chapeau aux Sénateurs.
 
«On savait qu’on affrontait une bonne équipe et on ne s’attendait pas à une série facile, a expliqué le numéro 67. Le travail finira par payer. Si nous pouvons obtenir encore plus de 40 tirs contre Anderson, nous finirons pas marquer.»
 
Blanchi de la feuille de pointage pour un troisième match d’affilée, Pacioretty ne s’est pas caché la tête dans le sable.
 
«Nos deux premiers trios doivent en faire plus, a-t-il lancé. Pour y arriver, nous devrons compliquer la vie à Anderson avec une meilleure présence devant son filet.»
 
Un but en 19 occasions
 
À quelques mètres du casier de Pacioretty, P.K. Subban a parlé du jeu de son équipe en supériorité numérique.
 
«Oui, c’est frustrant de constater que nous avons marqué un seul but en 19 occasions, a-t-il dit. C’est toujours difficile de marquer en séries.»