Canadiens de Montréal

De petits ajustements pour les deux équipes

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On ne passe pas à travers une série sans devoir apporter des modifications à son plan de match ou sans devoir réagir à celles de l’adversaire.

Au terme de quatrième match, Dave Cameron a indiqué qu’il avait demandé à ses attaquants d’appliquer un échec-avant moins agressif. En agissant ainsi, il voulait s’assurer de fermer le jeu un peu plus. Le résultat ne pouvait être meilleur.

Au lendemain de ce match, Michel Therrien a reconnu qu’il devrait apporter lui aussi quelques ajustements en vue de l’affrontement de ce vendredi soir.

«Les Sénateurs ont joué de façon très serrée, a-t-il affirmé. On a tenu une réunion. On veut appliquer un rythme plus soutenu, modifier un peu notre positionnement et ajuster notre jeu de transition.»

Accrochage et obstruction de série

Souhaitons au Canadien que ces ajustements lui permettront de s’approcher de nouveau du filet des Sénateurs. Des 28 tirs auxquels a fait face Craig Anderson, bien peu ont été dangereux ou l’ont mis dans le pétrin.

Même Brendan Gallagher, un spécialiste des montées vers le filet, a passé trop peu de temps près du demi-cercle du gardien américain.

«Ils n’ont rien fait de bien différent. Comme toutes les autres équipes, les Sénateurs profitent du fait que la réglementation est un peu plus permissive en séries éliminatoires, a indiqué Gallagher. On assiste à beaucoup d’accrochage et d’obstruction. C’est difficile de faire son chemin à travers tous ces obstacles. Loin de moi l’idée de me plaindre. C’est un simple constat. Ça fait partie de la réalité des séries.»

S’il fallait...

Une chose est certaine, dans des matchs aussi corsés que ceux auxquels on assiste depuis une semaine entre ces deux formations, le Canadien devra éviter de lever le pied comme il l’a fait mercredi.

«Mercredi, on a probablement connu notre meilleur départ depuis le début. On dictait le rythme. On était à une période de gagner cette série», a rappelé Therrien.

Comble de malchance, ce fut probablement la meilleure période des Sénateurs. Ils en ont profité pour survivre à l’élimination une première fois. Rien de bien grave, diront certains.

Effectivement, pour espérer remporter la série, les représentants de la capitale fédérale doivent aligner quatre victoires. Or, le Canadien n’a pas subi quatre revers consécutifs cette saison.

N’empêche que s’il fallait qu’Anderson vole un match à Montréal et que les Sénateurs s’approchent à une victoire du Canadien, il pourrait commencer à y avoir panique en la demeure.