LNH

Les Sénateurs veulent transférer la pression

Publié | Mis à jour

Dave Cameron n’est visiblement pas un entraîneur trop superstitieux. Il n’a pas ressorti un vieux proverbe chinois avant le cinquième match comme il l’avait fait après un retard de 3-0 dans la série opposant les Sénateurs d’Ottawa au Canadien de Montréal.

S’il avait cité l’adage disant qu’un voyage de 1000 milles commence avec un premier pas, le pilote des Sénateurs a choisi un dicton beaucoup plus simpliste à l’aube d’une autre rencontre où son équipe fera face à l’élimination.

«Gagner le deuxième match», a-t-il dit jeudi en conférence de presse avant de sauter dans le train en route pour Montréal.

À sa sortie du podium, Cameron a bien rigolé en confirmant à l’auteur de ces lignes que ce nouveau slogan n’avait rien d’un proverbe chinois.

Sur une note plus sérieuse, le chef d’orchestre des «Sens» a expliqué une de ses règles en séries.

«Chaque fois que tu fais face à l’élimination et que tu parviens à gagner un match, tu transfères toujours un peu la pression sur l’autre équipe, a-t-il noté. Si nous pouvons gagner la prochaine rencontre, nous transférerons encore un peu plus la pression.»

La poutine de MacArthur

Au lendemain d’une première victoire face au CH, les Sénateurs ont profité d’une journée de congé. En plus de Cameron, les Craig Anderson, Marc Méthot, Clarke MacArthur, Mark Stone et Curtis Lazar ont fait un brin de jasette avec les journalistes dans un corridor du Centre Canadian Tire.

MacArthur, qui mène son équipe avec deux buts dans cette série, était heureux de retourner à Montréal pour plusieurs raisons.

«C’est formidable, a-t-il dit. Personne n’est prêt à rentrer à la maison. On s’est battu en fin de saison. Avoir le droit de jouer un autre match, ça veut dire reprendre le train et manger une fois de plus de la poutine!»

Méthot, quant à lui, espère que sa formation gardera le même plan.

«Pour nous, c’est simple, il faut jouer de la même façon qu’au dernier duel, a expliqué le colosse défenseur. Nous avions beaucoup d’énergie. On sait que c’est difficile à Montréal avec l’énergie et l’atmosphère du Centre Bell. C’est un défi pour les équipes adverses.

«Mais, nous pouvons faire mieux qu’à nos deux premiers matchs à Montréal, a-t-il poursuivi. Nous avons regagné notre confiance. Craig Anderson joue vraiment bien. Ton gardien représente toujours un gros morceau de ton équipe en séries.»

Le courage de Pageau

Avec 13 tirs bloqués en quatre parties, Jean-Gabriel Pageau trône au sommet de cette catégorie chez les Sénateurs. Son jeu défensif ne passe pas sous le silence.

«En séries, tu en donnes parfois un peu plus, a affirmé MacArthur. Pageau est une machine avec ses lancers bloqués. Il prive P.K. Subban de quelques tirs sur réception. En saison, tu vas peut-être hésiter un peu, tu te dis que le gardien a besoin de voir de l’action! Mais lui en particulier, et les défenseurs, ils se jettent devant tout ce qui passe.»