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Anderson sur le chemin de la rédemption

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Il y a quelques semaines, Craig Anderson restait dans l’ombre de la nouvelle coqueluche dans la Ligue nationale de hockey, Andrew Hammond. Assis au bout du banc de son équipe, l’Américain assistait à la folie du «Hamburglar».

Les grandes périodes euphoriques ne sont toutefois pas éternelles. À Ottawa, on ne lance plus des hamburgers sur la glace dans les derniers moments du match. On assiste à une autre sorte de phénomène. Les partisans scandent des «Andy, Andy, Andy» pour saluer le jeu du vétéran gardien.

«J’ai trouvé ça vraiment bien d’entendre les partisans crier son nom pour nos deux matchs à Ottawa, ils ne l’ont pas oublié, a dit l’ailier Clarke MacArthur.

«C’est la nature humaine. Quand tu te retrouves sur la touche, tu vis des moments plus sombres. Tu ne souhaites pas de malheur à celui qui te remplace, mais tu veux redevenir la personne de confiance. Andy n’y pouvait rien, ce n’était pas de sa faute s’il ne jouait plus. C’est Hammond qui était tout simplement formidable.»

La bonne attitude

Appelé en relève à Hammond pour le troisième match de cette série, Anderson a regagné sa confiance, mais aussi celle de Dave Cameron et de ses coéquipiers.

«Quand les blessures surviennent, ça ouvre la porte à d’autres, a logiquement rappelé Anderson avant le départ des Sénateurs pour Montréal. On a eu la chance d’avoir Hammond, qui a très bien joué. Il est la raison pour laquelle nous jouons encore. De mon côté, tu dois revenir et te battre pour ton poste, de la même façon que les joueurs doivent se battre pour leur temps d’utilisation.»

«Si j’avais choisi de me morfondre sur mon propre sort, je n’aurais pas aidé ma cause et celle de l’équipe, a-t-il poursuivi. C’est un sport d’équipe. Tu dois toujours travailler fort, peu importe ton utilisation.»

Ce n’est que deux petits matchs, mais pour Anderson, il s’agit pratiquement d’une rédemption. Avec un dossier d’une victoire et un revers, une microscopique moyenne de 0,93 et un taux d’efficacité de ,974, il a redonné une chance aux Sénateurs de rebondir dans cette série.

Dans le vestiaire des Sens, on se réjouit des succès d’Anderson.

«Craig est un vétéran et j’ai beaucoup de respect pour lui, a mentionné le défenseur Marc Méthot. C’est spécial de voir un gars rebondir dans les séries même s’il n’avait pratiquement pas joué pendant trois mois. Juste sa présence devant le filet est rassurante pour l’équipe. »

L’expérience de Montréal

Contrairement à Hammond, Anderson détient également une carte importante dans son jeu, celle de l’expérience. En 2013, il a signé quatre victoires contre Carey Price et le CH au premier tour des séries. Il avait donné le ton à cette série en bloquant 48 tirs dans un gain de 4-2 lors du tout premier match à Montréal.

Anderson ne regardera toutefois pas des vidéos de cette série pour augmenter encore plus son niveau de confiance.

«Tu peux te rabattre sur ça, mais au bout du compte, tu dois quand même jouer dans le présent, a-t-il dit. Penser au passé peut aider la confiance, mais tu dois jouer ton match.»

«C’est un édifice où les partisans sont passionnés, a-t-il renchéri. Tu dois utiliser leur énergie à ton avantage. On devra gérer les changements de rythmes, puisque quand Montréal prend le rythme, les partisans peuvent avoir tout un impact pour le maintenir. Si on joue comme lors des derniers matchs, on pourra contrer ça.»