Canadiens de Montréal

Aucune controverse, selon le père de Beaulieu

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Pour Jacques Beaulieu, il n’y a absolument pas de controverse. Le Canadien de Montréal n’a pas erré en laissant Nathan Beaulieu sur le banc en deuxième période après la percutante mise en échec d’Erik Karlsson.

En entrevue au Journal de Montréal, Beaulieu a parlé à la fois avec son cœur de père, mais aussi avec la lucidité et le calme d’un ancien entraîneur.

«Pour moi, il n’y a aucune faute, a-t-il affirmé. Les médecins, les soigneurs et le Canadien n’ont commis aucune erreur. Dans un tel cas, c’est souvent le jugement du joueur qui prime. Nathan croyait être correct. Il a même fait trois présences après la mise en échec de Karlsson.»

«Avec mon expérience, je sais très bien que le pire ennemi reste le joueur lui-même, a-t-il poursuivi. Il ne voulait pas sortir du match. Les médecins ont fait les tests après la deuxième période et il n’a pas joué pour le reste de la rencontre. Ils ont pris toutes les précautions possibles.»

L’ancien entraîneur d’Alex Galchenyuk avec le Sting de Sarnia ne se rongeait pas trop les ongles même si son fils ne retournait pas sur la patinoire.

«Ma femme Carmen était plus inquiète que moi en voyant Nathan au banc, a-t-il répondu. C’est normal, les mères n’aiment jamais voir leur fils quand ils se font mal. Elle me posait plusieurs questions. Moi, je faisais confiance à Nathan et au personnel médical du CH.»

Pas une commotion

Jacques Beaulieu n’a pas dévoilé la nature exacte de la blessure de son fils, mais il a toutefois fait une précision importante.

«Comme Michel Therrien et le Canadien, je vous dis qu’il a subi une blessure au haut du corps, a-t-il affirmé. Je sais toutefois une chose: il n’a pas subi de commotion cérébrale.»

«Oui, Karlsson l’a atteint avec son épaule sur la tête, a-t-il continué. Mais, Nathan ne s’est pas cogné la tête sur la glace en tombant.»

Le père a ensuite tenu le discours d’un entraîneur.

«C’était une mise en échec parfaitement légale, a-t-il souligné. Nathan frappait avec son bâton pour recevoir la rondelle. Je n’aime pas ça quand les gens blâment Tom Gilbert pour sa passe. Il a entendu Nathan qui réclamait la rondelle et il lui a fait la passe.

«Nathan aurait dû faire une meilleure lecture du jeu. En se retrouvant au centre de la glace, il devenait plus vulnérable et il a fait l’erreur de se retourner la tête pour capter le disque. Karlsson l’attendait et il l’a frappé solidement. C’est rare que Nathan se fait pincer de la sorte.»

Une tête dure

Depuis l’incident, Jacques Beaulieu a parlé à quelques reprises à son fils.

«On se parle une ou deux fois par jour au téléphone, a précisé celui qui a également dirigé les Sea Dogs de Saint-Jean de la LHJMQ de 2006-2007 à 2008-2009. Il n’y a rien qui a changé. Nathan n’a pas souvent subi de blessures dans la LHJMQ, la Ligue américaine ou la LNH. Je sais qu’il reviendra plus fort.»

Le paternel a conclu sur un ton humoristique.

«Mon gars a une tête bien trop dure pour subir une commotion, a-t-il lancé. Il a une tête dure dans tous les sens du mot!»