Canadiens de Montréal

Cachettes et spéculations

Agence QMI / Jonathan Bernier

Publié | Mis à jour

Manifestement irrité de voir les journalistes tenter d’en savoir davantage sur les circonstances entourant la blessure du défenseur Nathan Beaulieu et la nature exacte de celle-ci, l’entraîneur-chef Michel Therrien s’est porté à la défense de l’équipe médicale du Canadien de Montréal.

«Ça devient frustrant. Tout le monde remet en question l’équipe médicale. C’est la meilleure au monde. Je fais confiance à ces gens-là à 100 %», a-t-il lancé en haussant le ton.

Therrien en avait surtout contre le fait qu’on remette en question la procédure suivie par le Canadien après la mise en échec percutante d’Erik Karlsson sur Beaulieu, en deuxième période du dernier match.

«Vous pensez à toutes sortes de blessures. On est parfaitement au courant des blessures dont souffrent nos joueurs. Vous ne savez pas quelle blessure il a, donc faites attention dans vos commentaires et dans vos analyses.»

Un protocole à suivre

Que Beaulieu souffre d’une commotion ou non, le protocole de la Ligue nationale est clair. S’il y a le moindre soupçon de commotion chez un joueur, ce dernier doit immédiatement être amené dans la chambre noire pour y subir une première série d’examens. Comme la tête de Beaulieu a encaissé une grande portion du choc, le doute aurait dû être assez grand.

«On essaie de vous en donner le plus possible, dans les circonstances, mais vous ne savez pas quelle blessure il a. Mais sachez que la sécurité du joueur est la priorité de cette équipe médicale.»

Or, le défenseur du Canadien, qui a subi cette mise en échec à 6 min 58 s du tiers médian était de retour sur la glace deux minutes après cet impact avec l’épaule de Karlsson. Il a effectué deux autres présences avant le son de la sirène annonçant la fin de l’engagement.

«L’intervention est survenue entre la deuxième et la troisième période», a assuré Therrien.

Point de presse intégral de Therrien - TVA Sports

Ç’aurait été si simple

Il semble que Beaulieu ait passé cette étape avec succès, car même s’il a été cloué au banc pendant la totalité de la troisième période, il aurait été apte à sauter sur la glace au besoin.

Voilà que deux jours plus tard, l’arrière doit faire une croix sur cette série.

«Après lui avoir fait passer des examens approfondis, on a décidé qu’il n’était pas disponible pour le reste de la série», a insisté l’entraîneur du Canadien.

Bref, on doit comprendre que Beaulieu ne souffrirait pas d’une commotion cérébrale. Si tel est le cas, pourquoi ne pas l’avoir tout simplement dit?

Sans même identifier la nature exacte de la blessure du défenseur, cela aurait mis fin à plusieurs spéculations et l’intervention de l’équipe médicale n’aurait pas été remise en doute.