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«C’était un tir parfait» – Anderson

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Pour relancer son équipe, Dave Cameron avait pris le pari de ramener Craig Anderson devant le filet dimanche soir, lors du match contre le Canadien de Montréal. Un pari qui a bien failli lui sourire.

Chancelant lors des quatre départs que son entraîneur lui avait donnés au cours du mois de mars, Anderson a réussi à bloquer les 35 premiers tirs dirigés vers lui.

Déjoué deux fois sur les 14 suivants, Anderson n’a cependant pas été en mesure de résister aux assauts de Dale Weise.

«Sur le premier but, j’ai perdu la rondelle de vue dans la circulation. Sur le second, c’était un tir parfait. Un tir à 12 pouces de la glace qui touche le poteau avant de pénétrer dans le filet...», a décrit Anderson, auteur de 47 arrêts.

Si les coéquipiers d’Anderson avaient été en mesure de lui offrir un appui offensif adéquat, l’Américain aurait pu célébrer son retour avec une victoire.

«On a eu les devants pendant la majorité du match, mais on n’a pas été capable de mettre le point final. C’est frustrant, car on a lutté et on a joué avec tant d’acharnement», a-t-il lancé.

Pente remontable

À compter de mercredi, les Sénateurs auront la difficile mission de remporter quatre matchs consécutifs. Une tâche herculéenne en apparence impossible. Cependant, plusieurs membres de cette équipe portaient les couleurs des Senators de Binghamton lorsque ceux-ci ont comblé un déficit similaire face aux Monarch de Manchester, au premier tour des séries de 2010-2011.

En arrière 1-3, ils avaient renversé la vapeur. Ils avaient éliminé Manchester en sept rencontres avant de gagner, quelques semaines plus tard, la coupe Calder.

Détails

«Avec tout ce que nous avons réalisé par le passé (cette remontée de 2011 et la course pour une place en séries), personne ne peut nous compter pour battus, a assuré Mark Borowiecki. Nous allons continuer de nous battre tant qu’une des deux équipes n’aura pas quatre victoires.»

Autre point encourageant pour les représentants de la capitale fédérale, les trois matchs se sont terminés par l’écart d’un seul but.

«Il ne nous en manque pas beaucoup. D’ailleurs, on joue de mieux en mieux depuis le début de la série. C’est encourageant pour les matchs qui viennent», a fait valoir Erik Karlsson.

«On affronte une bonne formation. Une équipe qui s’en tient à son système de jeu. De notre côté, on déroge un peu de notre plan, a souligné Erik Condra. Ce sont ces détails qui font en sorte que vous sortez vainqueurs ou non d’un match aussi serré.»

Les Sénateurs ont maintenant deux jours pour passer en revue ces petits détails avant de lutter, mercredi, pour leur survie.