Canadiens de Montréal

À Mont-Tremblant en attendant

Agence QMI / Jonathan Bernier

Publié | Mis à jour

On a souvent reproché au Canadien de Montréal de former une équipe trop petite pour affronter le jeu physique. Avec l’allure qu’a prise la série contre les Sénateurs d’Ottawa, il semble bien que les hommes de Michel Therrien ne souffrent d’aucun complexe d’infériorité.

Les joueurs du Tricolore ont déjà essuyé 158 mises en échec, plus que n’importe quelle équipe, depuis le début de leur confrontation.

Pourtant, ce sont eux qui auront la chance de porter le premier coup de grâce du printemps, lors du quatrième match disputé mercredi à Ottawa.

«Ça prouve le caractère et l’éthique de travail de notre équipe», a lancé l’attaquant Brandon Prust, l’un des quatre joueurs du Tricolore venus à la rencontre des journalistes dans un hôtel de Mont-Tremblant.

«Hier (dimanche), on savait que les Sénateurs seraient agressifs et qu’ils essaieraient de nous brasser. Mais nous étions déterminés à répliquer», a-t-il ajouté.

Résultat: 97 mises en échec ont été distribuées dans ce match, dont 61 par la formation locale.

«Il faut croire que la rivalité est bien implantée entre les deux équipes», a lancé Prust, sourire en coin.

Au sommet de la liste

Peut-être, mais qui avait cru que cette série serait la plus physique d’entre toutes?

Sûrement pas Lars Eller, surpris de cette statistique.

«Les autres séries ne sont-elles pas aussi physiques?», a-t-il demandé.

Non. Depuis le début de cette confrontation, une moyenne de 92,3 mises en échec sont distribuées par rencontre. La série opposant les Capitals de Washington aux Islanders de New York est la seule qui se rapproche de cette statistique avec 88,7 mises en échec par match. Curieusement, c’est le duel entre les Canucks de Vancouver et les Flames de Calgary qui ferme la marche avec une moyenne de 49 coups d’épaule par partie.

«À bien y penser, ce n’est pas si surprenant. Ce fut trois matchs tellement serrés», a-t-il ajouté après quelques secondes de réflexion.

Petry avait été averti

Acquis dans les heures précédant la date limite des transactions, le défenseur Jeff Petry dispute les premières séries éliminatoires de sa carrière. Il assure que ce qu’il vit présentement ressemble à ce que ces coéquipiers lui avaient décrit.

«On m’a toujours dit que les matchs de séries éliminatoires étaient plus intenses. Je me rends compte que c’est vrai. Le jeu est beaucoup plus physique, ce qui diminue le temps de réaction», a-t-il indiqué.

Et plus les séries avanceront, pire ce sera.

Du repos

La pause de deux jours qui sépare le Canadien du prochain duel face aux Sénateurs arrive à point.

En attendant de disputer ce quatrième match, le Tricolore a installé ses quartiers généraux à Mont-Tremblant. Après une journée de congé, lundi, il s’entraînera à Saint-Jovite mardi avant de retourner à Ottawa en fin d’après-midi.

«Ça fait du bien d’obtenir quelques jours de répit; aussi bien pour le corps que pour l’esprit et spécialement après un match comme celui d’hier (dimanche). On voyait dans le vestiaire que nous étions tous épuisés», a dit Brandon Prust.

Le Canadien a beau résister au jeu physique des Sénateurs, il n’a pas intérêt à ce que cette série s’éternise.

Empêcher un regain de vie

En mettant un terme à cette série mercredi, le Tricolore pourrait bénéficier d’un repos bénéfique similaire à celui de l’an dernier. Après avoir éliminé le Lightning de Tampa Bay, il avait obtenu huit jours de congé avant de s’attaquer aux Bruins de Boston.

«Les longs congés dans les séries sont très avantageux, a reconnu Torrey Mitchell. Par contre, on s’attend à toute une opposition des Sénateurs.»

«C’est sûr que les pauses sont importantes, mais on ne pense pas encore au deuxième tour. Si on veut en finir mercredi, c’est d’abord et avant tout pour empêcher que les Sénateurs aient un regain de vie», a de son côté soutenu Prust.

L’entraîneur Michel Therrien ayant pris congé des médias, ce n’est que mardi qu’une mise au point sur l’état de santé de Nathan Beaulieu sera faite.