Canadiens de Montréal

La femme agressée par des fans du Tricolore profitera d'une loge privée

Agence QMI / Judith Plamondon

Publié | Mis à jour

La jeune admiratrice des Sénateurs qui se serait fait agresser par des partisans du Canadien, au Centre Bell, pourra profiter dimanche soir d’une loge privée pour encourager son équipe, à Ottawa.

Le propriétaire des Sénateurs, Eugene Melnyk, l’a invitée à regarder le match à ses côtés.

«Nous sommes derrière elle, a écrit, sur Twitter, l’organisation des Sénateurs d’Ottawa. Elle sera l’invitée de M. Melnyk dans une de nos loges privées pour la troisième partie.»

Katie Kerrick et sa sœur étaient au Centre Bell, vendredi, pour assister à la deuxième partie des séries éliminatoires opposant le Canadien de Montréal aux Sénateurs d’Ottawa. Originaires d’Ottawa et partisanes des Sénateurs, les sœurs ont décidé de porter le chandail de leur équipe préférée pour la partie.

Sauf que pendant tout le match, elles disent avoir été injuriées et agressées par des partisans du Tricolore.

Coups de serviettes

«L’homme derrière moi me tapait sans cesse sur la tête avec sa serviette, raconte Katie Kerrick, âgée de 19 ans. Lorsque je lui ai dit d'arrêter, il a utilisé un langage très offensant à mon endroit. Il a continué à me frapper sur la tête tout le long jusqu'en bas de l'escalier.»

Mme Kerrick soutient que lorsqu'elle a averti le préposé de la section, l'homme et son ami l'ont poussée avec force, tandis que sa sœur a été frappée avec une serviette par un autre homme.

«Puis, le même homme qui m’a poussée est revenu, s’est penché par-dessus ses amis et a versé toute sa bière sur ma sœur et moi», relate Katie Kerrick.

«Nous sommes habituées de nous faire taquiner par des fans du Tricolore... Ce à quoi nous ne sommes pas habituées, c’est de carrément avoir peur d'être blessées par des hommes adultes», a-t-elle écrit sur Facebook.

Des excuses

L’organisation du Canadien s’est excusée dimanche pour ce «malheureux incident».

«Les deux sœurs peuvent compter sur notre soutien», a insisté le vice-président aux communications chez le Canadien, Donald Beauchamp, qui assure que «cet évènement n’est pas représentatif de notre base de partisans».

L’organisation n’avait pas encore décidé quel genre de dédommagement elle offrira aux sœurs Kerrick. «Mais nous ne les laisserons pas en plan, c’est certain», a assuré M. Beauchamp.

En 2013, alors que le Canadien et les Sénateurs s'affrontaient en séries, une élève de l'arrondissement de Lachine s'était présentée à l'école vêtue d'un chandail de l'équipe d'Ottawa. Elle avait été déclarée persona non grata par la direction de son institution, qui lui avait demandé d'enlever son chandail ou de rester à la maison.

À l’époque, le propriétaire des Sénateurs, Eugene Melnyk, avait aussi contacté la fillette pour lui donner la chance d'assister à un match de sa formation préférée.