Crédit : Tony Caldwell/Ottawa Sun

Montréal - Ottawa

Methot, plus que l’ennemi de Gallagher

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À Ottawa, on le décrit principalement comme le partenaire d’Erik Karlsson. À Montréal, on le considère comme le bourreau de Brendan Gallagher.

À l’intérieur du vestiaire des Sénateurs, on parle de lui comme un pilier et une force tranquille.

Ces nombreuses descriptions collent à la peau de Marc Méthot. Le Franco-Ontarien n’attire pas constamment les réflecteurs dans sa direction. Pourtant, son impact est indéniable.

Depuis son retour au jeu au mois de janvier, les Sénateurs ont terminé la saison avec un dossier de 27 victoires, 13 revers et cinq défaites en prolongation.

«On parle beaucoup d’Andrew Hammond qui a connu énormément de succès à ses débuts à Ottawa, on parle souvent de l’explosion offensive de Mark Stone, mais Méthot passe plus dans l’ombre, a rappelé le centre Jean-Gabriel Pageau. Avec le retour de Marc, nous avons regagné de la stabilité à la ligne bleue. Il est aussi un très bon meneur. Nous ressentons sa présence, pas juste avec ses mises en échec et son jeu défensif, mais aussi par ses discours dans la chambre.»

«Marc est une force tranquille à la ligne bleue, a renchéri le défenseur Mark Borowiecki. Il ne fait rien de spectaculaire, mais il est un pilier pour notre brigade défensive. Il est tellement fiable et il joue de grosses minutes. On le qualifie comme gars avec une mentalité défensive, mais quand tu le regardes attentivement, tu remarques vite qu’il a une bonne vision du jeu et qu’il fait de très bonnes passes.»

Bryan Murray et les Sénateurs ont également compris toute l’importance de Méthot. Le 16 février dernier, le colosse défenseur de 6 pi 3 po et 230 lb a écrit son nom au bas d’une prolongation de contrat de quatre ans et 19 millions $, soit un salaire annuel de 4,9 millions.

Pas le dos...

Selon les documents officiels de la LNH, Méthot a manqué les trois premiers mois de la saison en raison d’une blessure au dos. Après un petit match amical de ping-pong dans les corridors du Centre Bell avec un préposé à l’équipement des Sénateurs, Méthot n’a pas eu peur de dévoiler la nature exacte de son malaise lors d’un entretien avec le «Journal de Montréal».

«C’est drôle puisque ce n’était pas mon dos, a expliqué le défenseur de 29 ans. Il y avait quelque chose qui n’allait pas bien avec les muscles dans mon cul. C’est aussi simple que ça et je ne peux pas trouver un meilleur mot pour dire l’endroit précis où j’avais mal.»

«J’ai essayé de revenir trop rapidement en jouant deux matchs au mois de décembre et ça m’a causé d’autres problèmes, a-t-il poursuivi. C’est maintenant une histoire ancienne. Je ne ressens plus de douleur maintenant et je me sens très bien.»

Méthot a fini la saison sur une très bonne note. En 45 matchs, il a obtenu 11 points (un but, 10 aides), mais il a surtout maintenu un dossier de +22, un sommet chez les Sens.

Du respect pour Gallagher

Méthot, un modeste choix de 6e tour au repêchage de 2003 par les Blue Jackets de Columbus, a gagné sa place dans la LNH grâce à ses épaules. La robustesse fait partie de sa définition de tâches.

«Je pense que c’est un peu dans mon ADN, a-t-il répliqué. Mais, en même temps, je n’ai pas le choix de jouer de cette façon. Quand tu es un gros défenseur et que tu joues dans la LNH, il faut que tu frappes. Si je ne le faisais pas, je perdrais mon emploi assez rapidement.»

Chez le Canadien, Gallagher a compris depuis longtemps que Méthot n’était pas un défenseur qui préconisait la dentelle.

«Je ne sais pas pourquoi, mais on me parle souvent de la confrontation entre moi et Gallagher, a lancé Méthot. Je ne vise pas plus Gallagher qu’un autre attaquant, mais j’imagine qu’il se retrouve plus souvent devant moi. J’ai beaucoup de respect pour Brendan. Quand je réussis à le frapper solidement, il rebondit toujours. Il est assez difficile à épuiser. Si je devais le croiser dans une rue cet été, j’irais lui parler. Il n’y a rien de personnel contre Gallagher. Il fait son travail et je fais le mien. C’est tout.»