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Cameron a grandi en détestant le CH

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La rivalité l'opposant au Canadien de Montréal ne date pas d'hier pour Dave Cameron.

Partisan des Maple Leafs, il a, tout au long de son enfance, dû tenir son bout face à quatre frères qui ne juraient que par le Canadien.

«J'ai grandi en détestant le Canadien, a lancé sans détour l'entraîneur des Sénateurs d'Ottawa en marge la série opposant les deux clubs. Mon père et moi étions les seuls fans des Leafs. Ma soeur se foutait royalement du hockey, alors que ma mère encourageait les Bruins.»

Est-ce que Mme Cameron se sentait seule dans son coin?

«Quand vous êtes le patron, vous pouvez avoir l’opinion que vous voulez», a-t-il lancé dans un éclat de rire.

Quelle famille!

Années de misère

À l'époque où il apprenait à jouer au hockey, dans la petite municipalité de Kinkora sur l'Île-du-Prince-Édouard, les Maple Leafs avaient rarement le dessus sur le puissant Canadien.

«Disons que mon père et moi, on a mangé notre pain noir», se souvient-il à propos de ces années où le Tricolore se préparait à dominer les années 1970.

Depuis la naissance de Cameron en 1958, les Leafs ont remporté la coupe Stanley à quatre occasions, la dernière en 1967.

«Mes frères me le rappellent souvent», a-t-il ajouté à propos des insuccès des héros de son enfance.

Par chance pour celui qui a succédé à Paul MacLean le 8 décembre dernier, toute la famille s'est depuis longtemps rangée derrière les Sénateurs.

«En fait, si je me fie aux messages textes que je reçois de mes frères, c’est bien le cas.»

Contre Pat LaFontaine

Un ancien attaquant, Cameron fut un choix de huitième ronde des Islanders au repêchage de 1978.

Le 1er octobre 1981, il fut impliqué dans une transaction permettant à la formation new-yorkaise de mettre la main sur le choix de premier tour des Rockies du Colorado en 1983. Avec cette sélection, les Islanders ont appelé le nom de Pat LaFontaine.

En 168 matchs avec les Rockies du Colorado et les Devils du New Jersey, Cameron a récolté 53 points, dont 28 buts.