Canadiens

«Chucky» donne la victoire au CH!

Agence QMI

Publié | Mis à jour

Alex Galchenyuk a joué les héros en inscrivant le but gagnant à 3:40 de la première prolongation et le Canadien de Montréal l’a emporté 3-2 contre les Sénateurs d’Ottawa, vendredi soir, dans un Centre Bell survolté.

Avec ce gain, le Tricolore a ainsi pris les commandes 2-0 dans cette série de premier tour qui se transportera dans la capitale fédérale dimanche et mercredi.

À VOIR : SOMMAIRE

BUT | Stone obtient une aide

BUT | «Patch» marque à son retour!

BUT | Un plomb de Subban, un bisou de Markov

BUT | Wiercioch mystifie Price

BUT VAINQUEUR | Galchenyuk brille au bon moment

La cérémonie d'avant-match

Pacioretty vivement encouragé

Stone copieusement hué

Pacioretty pas tout à fait à l'aise

Galchenyuk a déjoué Andrew Hammond en pivotant sur lui-même. Il a du même coup mis un point d’exclamation sur une soirée qui célébrait le retour de Max Pacioretty.

«J’ai eu quelques chances de marquer aujourd’hui [vendredi], a raconté Galchenyuk. Je me suis dit que la prochaine fois, j’allais mettre la rondelle dans le fond de la cage et c’est ce que j’ai fait.»

Avec deux aides, David Desharnais a également eu son mot à dire dans cet autre affrontement âprement disputé, durant lequel le jeu robuste a été à l’honneur. À lui seul, Jeff Petry a distribué six mises en échec. En tout, il y a eu 94 coups d’épaule.

Il n’y a heureusement pas eu de gestes vicieux comme ce fut le cas mercredi. Dans une victoire de 4-3 du CH, P.K. Subban avait asséné un coup de bâton sur le poignet de Mark Stone. Malgré une microfracture, l’attaquant des Sénateurs était en uniforme vendredi et il a même orchestré le filet de Clarke MacArthur lors de l’engagement initial et celui du défenseur Patrick Wiercioch, provoquant la prolongation, en troisième.

«J’étais déçu au terme de la dernière partie, a raconté Subban. Même si je ne crois pas que c’était un gros cinglage, ce n’est pas le genre de chose que Jean Béliveau aurait faite. Nous voulons lui ressembler et atteindre son standard, tant sur la patinoire qu’à l’extérieur.»

«P.K. a été P.K!, a pour sa part laissé tomber l’entraîneur-chef Michel Therrien. Je m’attendais à ce qu’il réponde bien à la pression. Il a été un meneur et dans l’ensemble, son jeu a été solide.»

Price à la hauteur

Peu occupé en période médiane, pendant que le Canadien dominait 14-3 au chapitre des lancers, Carey Price a bloqué un total de 29 rondelles, savourant son 19e triomphe en rencontres éliminatoires de la Ligue nationale de hockey.

«La foule a été électrisante, a-t-il soutenu, ajoutant qu’il aimait bien gagner ce genre de match. De plus, Pacioretty nous a fourni beaucoup d’énergie.»

À l’autre bout de la patinoire, Hammond n’a pas toujours paru brillant, étant surpris par Pacioretty et Subban en deuxième. Il a tout de même affronté 42 tirs.

Belle entrée en matière

Blessé au haut du corps le 5 avril face aux Panthers de la Floride, Pacioretty était un cas incertain pour le duel. Sa présence a semblé fouetter autant ses coéquipiers que les partisans, qui ont scandé son nom à plusieurs reprises.

«Ce n’est pas facile de revenir en séries, j’avais quelques fils d’araignée, a blagué l’Américain. Ce n’était pas parfait, mais je suis seulement content d’être de retour et d’avoir pu contribuer.»

Le numéro 67, qui a pris la place de Pierre-Alexandre Parenteau, ennuyé par une douleur au haut du corps, a donné le ton à une deuxième période complètement dominée par la troupe de Therrien. Lors d’un avantage numérique, Pacioretty a surpris Hammond entre les jambières, soulevant ainsi le toit du Centre Bell.

«Il est un joueur important et il a compté un gros but, a observé Therrien. Il n’avait pas l’air d’un gars qui avait raté deux semaines d’activités. Il était à 100% et c’est ce qui était important.»

Déception chez les «Sens»

Chez les Sénateurs, qui ont écopé de six pénalités, dont trois en troisième, Mika Zibanejad, Milan Michalek et Jean-Gabriel Pageau, entre autres, ont été frustrés par Price.

Même s’il avait conseillé à Subban de «garder la tête haute», la peste Chris Neil a été laissé de côté par l’entraîneur-chef Dave Cameron.

«Chaque fois que tu perds, c’est une opportunité ratée, a analysé Cameron, qui retourne à la maison en retard 2-0. Nous devons trouver une façon de gagner une première partie.»