Canadiens de Montréal

Subban épargné, Stone pourrait s'absenter

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P.K. Subban n’a pas agrandi son cercle d’amis dans le vestiaire des Sénateurs d’Ottawa. Les Mark Stone, Kyle Turris, Dave Cameron et Bryan Murray l’ont tous accusé d’un coup salaud et déloyal contre Mark Stone.

Au lendemain de son geste, Subban a reconnu sa faute, mais seulement du bout des lèvres.

Encerclé par une meute de journalistes, l’Ontarien a tenu un discours digne d’un avocat de la défense. À ses yeux, il n’a jamais frappé Stone avec un élan d’un frappeur au baseball comme l’a mentionné Turris.

«Écoutez, j’ai déjà reçu des cinglages beaucoup plus violents, a affirmé Subban. J’ai souvent vu des coups plus durs. Je ne crois pas qu’il s’agissait d’un cinglage sévère. Je ne savais même pas où j’étais pour l’atteindre. Mais en même temps, ce n’était pas un jeu intelligent, surtout avec l’arbitre situé près de moi. Je pourrais pointer du doigt bien des gens, mais le blâme revient uniquement à moi.

«J’ai placé mon équipe dans le pétrin. Les Sénateurs ont marqué deux buts en avantage numérique lors de ce jeu. À titre d’adjoint au capitaine et l’un des meneurs de l’équipe, je dois faire un meilleur travail là-dessus. C’est la chose la plus regrettable à mes yeux, j’ai eu l’impression d’un peu laisser tomber mes coéquipiers.»

«C’est frustrant quand ça survient et que tu es chassé du match, a-t-il poursuivi. Mais si je dois commenter le travail de l’arbitre, je dirais que sa décision était la bonne. Quand un joueur est étendu sur la patinoire, l’arbitre doit agir et il a pris la bonne décision. Si j’avais été à sa place, j’aurais sûrement pris la même décision.»

Aucune menace

Du côté des Sénateurs, le discours était beaucoup plus accusateur. Murray, le directeur général de l’équipe, a affirmé que Subban avait menacé Stone à deux reprises avant l’incident. Le directeur général des «Sens» a aussi jugé que le numéro 76 du CH avait tenté à deux reprises de frapper Stone avec son bâton lors d’une mise au jeu précédente.

Sans grande surprise, Subban a balayé du revers de la main les accusations de Murray.

«C’est du hockey de séries et mon niveau de compétition est très élevé, a rappelé le gagnant du Norris en 2013. Mais je n’ai jamais menacé personne. D’ailleurs, je ne suis pas le plus fort sur la patinoire et je ne recherche pas les bagarres. J’essaie seulement de jouer avec intensité entre les sifflets.»

Il y a deux ans, Michel Therrien avait entretenu une guerre de mots avec Paul MacLean. Questionné sur les propos de Murray, l’entraîneur-chef a possiblement retenu une leçon des séries de 2013. Cette fois, il n’a pas ajouté de l’huile sur le feu.

«Ça fait assez longtemps que je suis dans le milieu du hockey et j’en ai entendu des vertes et des pas mûres, a mentionné Therrien. J’ai comme principe que ce qu’on dit sur la glace ou entre deux bancs devrait rester sur la glace.»

Pas un mot à Stone

Même s’il a terminé la rencontre, Stone a reçu un diagnostic des médecins assez brutal au lendemain du premier match. La recrue des «Sens» a subi une microfracture à son poignet droit et des ligaments auraient également été touchés.

Mis au parfum de l’état de santé de Stone, Subban ne s’est pas éternisé sur le sujet.

«Je ne suis pas médecin, je ne peux pas commenter les blessures», a-t-il répliqué.

Signe qu’il ne regrette pas trop son geste, le défenseur du Tricolore n’a pas tenté de joindre Stone pour lui offrir ses excuses.

«Je ne lui ai pas parlé et je ne le ferai pas», a-t-il dit.

Pour rester dans la thématique des téléphones, Subban n’a pas eu de conversation avec l’un des membres du préfet de discipline de la LNH. Il ne recevra donc aucune suspension pour son geste au grand désarroi des Sénateurs.