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«Un coup vicieux de Subban» - Cameron

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Dave Cameron, l’entraîneur-chef des Sénateurs d’Ottawa, n’est pas passé par quatre chemins au moment de commenter le geste de P.K. Subban, au terme de la défaite des siens, mercredi.

Selon lui, il n’y a aucun doute que le coup de bâton du défenseur du Canadien mérite une suspension.

Debout sur le podium, le regard vif, il a lancé: «C’est simple. C’est un coup vicieux à un endroit où il n’y a pas de protection.»

«La solution est facile. Suspendez-le. Sinon, le jour où leur meilleur joueur sera victime d’un coup de bâton équivalent, donnez-nous qu’un cinq minutes», a-t-il ajouté, conscient que de tels propos pourraient lui valoir une amende.

Malgré un avant-bras endolori, Mark Stone se trouvait à son casier lorsque les portes du vestiaire des Sénateurs se sont ouvertes. Il était en beau fusil.

«C’était un vrai coup de hache. Un coup à deux mains!» s’est-il exclamé.

Pas la première tentative

Selon les joueurs des Sénateurs, ce n’était pas la première fois que Subban tentait le coup.

«Il savait ce qu’il faisait. Il s’est essayé à quelques reprises en première période lors des mises en jeu», a souligné Stone, qui n’a pas voulu se mouiller sur les mesures disciplinaires supplémentaires à prendre.

«C’est à la ligue de décider. Tout ce que je peux dire, c’est que c’était un solide coup de hache», a-t-il répété.

Compagnon de trio de Stone, Clarke MacArthur a également accusé Subban d’avoir posé un geste prémédité.

«Il [Subban] lui avait déjà servi quelques bons coups de hockey auparavant dans le match», a soutenu MacArthur.

Un but mortel

D’ailleurs, c’est au cours de cette punition majeure au défenseur du Canadien que la rencontre s’est jouée. Mais, pas à la faveur des Sénateurs.

Oui, les visiteurs ont inscrit deux buts, ceux de Kyle Turris et de Mika Zibanejad, mais ils en ont également accordé un, celui de Lars Eller. Un but important, compte tenu du pointage final.

«On aurait dû se méfier un peu plus. On le sait qu’ils sont agressifs en infériorité numérique. Ils l’ont été toute la saison», a fait valoir Turris.

«Accorder un but lorsqu’on évolue en supériorité numérique, c’est mortel. Même si tu en marques deux», a-t-il insisté.