Blue Jays - MLB

Anthopoulos a pu en profiter davantage

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Avec tous les regards tournés vers le Québécois Russell Martin, le directeur général des Blue Jays de Toronto, Alex Anthopoulos, a été en mesure d’apprécier un peu plus cette deuxième visite en autant d’années au Stade olympique.

«L’an passé, c’était fou, a souligné Anthopoulos, lui-même originaire de Montréal. J’étais le seul gars qui pouvait parler français. Il y avait des conférences de presse, des entrevues et je n’avais pas eu le temps de rien faire. Je voulais plus en profiter, cette année. Je suis allé sur le terrain pour les cérémonies, pour voir Russell et l’hommage à Vladimir Guerrero. C’était plus calme pour moi.

«Quand j’étais partisan et quand j’ai commencé à travailler avec les Expos, “Vlad” était ici, a rappelé Anthopoulos, devenu recruteur pour les Jays en 2003 après un passage dans l'organisation montréalaise. Il était un de mes joueurs préférés. C’était spécial pour moi d'assister à cet hommage. Même quand ils ont montré ses faits saillants [à l’écran géant], je me rappelais des moments où j’étais là. On a oublié un peu à quel point il était dominant. En revoyant les clips, on réalise que “Vlad” était un joueur spécial et les gens de Montréal ont pu en profiter pendant huit ans.»

Anthopoulos a particulièrement aimé voir Martin réagir aux hymnes nationaux interprétés au saxophone par le père du joueur avant le match de vendredi.

«Quand on a travaillé pour en connaître plus sur Russell avant de l’embaucher, on a vu que sa famille était vraiment importante pour lui, a noté Anthopoulos. Maintenant, c’était vraiment un beau moment de voir son père et de le voir aussi. J’étais dans le tunnel [qui mène au terrain] la première fois qu’on a annoncé Russell au micro et d’observer la réaction de la foule, c’était vraiment beau de voir ça.»

Le refuge de Russell Martin

Question que Martin profite le mieux possible de ces deux jours passés à Montréal, Anthopoulos indique avoir parlé un peu à sa récente acquisition avant l'arrivée des Jays dans la métropole québécoise.

«J’ai dit à Russell qu’il n’avait pas besoin de faire tout, que ça allait être plaisant, mais en même temps qu’il avait son travail à faire sur le terrain et que c’était correct de dire non [à des entrevues]», a noté Anthopoulos.

Les circonstances entourant une visite à Montréal étant exceptionnelles, Martin a finalement été aussi généreux que possible avec les médias, comme c'est le cas depuis le début du camp d'entraînement.

«Il y a juste plein de nouvelles choses qui arrivent. C’est ma première année avec les Blue Jays, c’est la première fois que je joue un match à Montréal. Je suis conscient qu’il y a beaucoup d’attention médiatique, mais ça fait partie de la “job”», a commenté Martin.

«Ça peut devenir difficile comme processus, mais quand je commence la partie, c’est comme mon refuge, a poursuivi Martin. Quand je joue, c’est là que je laisse mon énergie. C’est comme ma thérapie. En autant que je puisse aller jouer sur le terrain, la vie est belle!»

En 2016, si jamais les Blue Jays sont de retour pour deux autres matchs préparatoires au Stade olympique, c’est sans doute Russell Martin qui pourra en profiter plus calmement.