Canadiens de Montréal

Meilleur que vous le pensez, Lars Eller?

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Au coût moyen de 3,5 millions $ annuellement, les partisans des Canadiens de Montréal s’attendent sans doute à plus qu’une douzaine de buts et une trentaine de points par saison de la part de Lars Eller.

Reste que Michel Therrien ne cache pas qu’il tient en haute estime le travail d’Eller. Aveuglé par ses sentiments paternels, le coach?

Pas si vite.

Oui, l’attaquant danois manque de constance. Près du tiers de sa production offensive 2014-2015 est venue dans le seul mois de mars, soit de ses 24 points récoltés en 72 matchs. Du mois de décembre au début du mois de février, il a inscrit ... quatre points. En 30 rencontres. Que fait donc le Lars Eller qui avait récolté 30 points en 46 parties lors de la saison du lock-out?

Il cherche probablement des compagnons de trio réguliers. Des trois joueurs de centre actuellement les plus importants des Canadiens, soit Tomas Plekanec, David Desharnais et Eller, ce dernier est celui qui a changé le plus souvent de partenaires depuis 2012, souligne Eyes On The Prize, blogue spécialisé de SB Nation.

Pendant que Max Pacioretty passait environ 70 % de son temps aux côtés de Desharnais et que Tomas Plekanec pivotait un trio incluant l’ancien capitaine Brian Gionta plus de la moitié du temps, Eller s’acclimatait aux Alex Galchenyuk (35 %), Brendan Gallagher (15 %) et autres Brandon Prust (33 %), en plus de passages aux côtés des ex-Canadiens Rene Bourque et Jiri Sekac, une fois sur cinq jumelés au jeune vétéran.

Eller a perdu une grande portion de temps de jeu avec Galchenyuk et Gallagher quand Gionta a quitté pour Buffalo au profit de Plekanec. Et vous conviendrez qu'il est difficile de produire avec un Rene Bourque, sauf peut-être quand il est en transe en séries.

L'équivalent de Plekanec

Moins de temps de jeu avec les meilleurs éléments offensifs, production moindre, cela va de soi, mais encore faut-il mériter une place avec l’élite, direz-vous. Sauf qu’Eller n’est peut-être pas si loin du compte en ce sens.

En observant les statistiques avancées, on constate qu’Eller présente des chiffres très similaires à ceux de Plekanec. Le centre de 25 ans marque 1,51 point par heure de jeu depuis trois ans. Plekanec? Un rythme de 1,55 point par 60 minutes de temps de glace à forces égales. Surprenant, n’est-ce pas?

Plus encore, Desharnais, qui a passé 357 minutes de plus qu’Eller en supériorité numérique depuis 2012 (souvent avec l’as buteur Max Pacioretty), marque 3,31 points à l’heure sur le jeu de puissance. Eller produit à la cadence de 4 pts/h en pareille situation.

En attendant la mutation complète de Galchenyuk en joueur de centre de premier plan, les Canadiens ont-ils sous la main une solution offensive qu’ils ne soupçonnent pas?