Canadiens de Montréal

«On ne peut pas lever le pied» – Lars Eller

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Même si le Canadien de Montréal a assuré sa place en séries éliminatoires, l’heure n’était pas aux célébrations dans le vestiaire, samedi.
 
En réalité, à entendre parler les joueurs, ils sont déjà en mode éliminatoire.
 
«Avant le match, les entraîneurs nous ont rappelé qu’il restait sept rencontres à la saison régulière. Ils nous ont invités à aborder celui-ci comme s’il s’agissait du premier d’une série 4 de 7», a expliqué Max Pacioretty, auteur d’un 10e but gagnant cette saison.
 
Un peu plus loin, Lars Eller abondait dans le même sens. Le Danois, qui a connu un fort match, a rappelé que cette qualification n’était ni plus ni moins qu’une première étape vers l’objectif ultime.
 
«À partir de maintenant, tous les matchs sont importants. On ne peut pas lever le pied parce qu’on a obtenu notre qualification et ne se remettre en marche que le 15 avril», a-t-il indiqué.
 
«Il y a encore des enjeux aux prochains matchs que nous disputerons. Nous voulons terminer au sommet du classement pour bénéficier de l’avantage de la patinoire le plus longtemps possible.»
 
Une recette similaire
 
Si tel était le cas, le Canadien pourrait bien croiser le fer avec les Panthers (quoique les chances soient de plus en plus minces). Or, le Tricolore ne l’a pas eu facile contre Roberto Luongo et ses coéquipiers. Les quatre duels entre les deux équipes se sont terminés par un seul but. Trois d’entre eux ont nécessité un bris d’égalité.
 
«Que ce soit lors des sorties de zone, en territoire neutre ou dans leur façon d’appliquer la pression, le style des Panthers est très similaire au nôtre. D’ailleurs, sachant qui dirige cette équipe, ce n’est pas surprenant», a indiqué Pacioretty, en faisant allusion à Gerard Gallant, l’ancien instructeur-adjoint de Michel Therrien.
 
«Or, tous les joueurs des Panthers ont acheté le système de leur entraîneur. Ça paraît et ça les rend très difficiles à affronter», a-t-il ajouté.
 
Un peu de rififi
 
D’ailleurs, les Panthers ont joué un match très serré. Les occasions de marquer furent difficilement acquises et ne s’est pas approché de Roberto Luongo qui voulait. Willie Mitchell et Erik Gudbranson se sont assurés de ramener les impudents à l’ordre.
 
Du côté du Canadien, Greg Pateryn n’a pas fait dans la dentelle, lui non plus, distribuant quelques mises en échec percutantes.
 
«Je ne veux pas devenir imprudent sur la glace, mais je dois jouer à la limite. Je sais que je peux jouer de façon robuste et je cherche à le prouver au Canadien. J’ai comme objectif de leur rappeler que je peux jouer ce rôle du défenseur physique», a déclaré Pateryn.
 
Après avoir été rétrogradé sur le quatrième trio à Winnipeg, Devante Smith-Pelly a été invité à regarder le match de samedi soir depuis la passerelle.