Jean Pascal frappe Sergey Kovalev

Photo : Jean Pascal frappe Sergey Kovalev Crédit : JOEL LEMAY/AGENCE QMI

Kovalev vs Pascal

«Kovalev a été possiblement meilleur que moi» - Pascal

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 Jean Pascal a démontré un courage sans borne sur le ring, samedi soir. Toutefois, ce ne fut pas suffisant devant la machine que représentait Sergey Kovalev.

«Ce n’est pas le résultat souhaité, mais ça fait partie du sport, a déclaré Pascal lors de la conférence d’après-combat. Kovalev a été possiblement meilleur que moi. On met ce combat dans la colonne des défaites, mais ce n’est pas la fin du monde.

«Je pense cependant que je lui ai donné le combat le plus difficile et ce fut la même chose pour moi.»

Pascal compte maintenant trois revers en carrière contre des adversaires de renom. Il s’est incliné contre Bernard Hopkins, Carl Froch et Kovalev.

«Ce sont trois défaites honorables et je fais toujours partie de l’élite mondiale.»

Pas d’accord avec l’arrêt de l’arbitre

Pascal et son homme de coin, Roy Jones fils, ne comprenaient pas pourquoi l’arbitre Luis Pabon a décidé d’arrêter le combat au huitième assaut. Pourtant, la physionomie du Québécois indiquait qu’il était en sérieuses difficultés après avoir essuyé une salve de coups dans les premiers instants.

«L’arbitre a empêché Jean d’afficher sa réelle identité, a expliqué Jones fils. Pabon n’a pas été cohérent dans ses actions sur le ring.»

«Il a arrêté le combat pour aucune raison apparente, a laissé tomber Pascal. Je regardais les coups de Kovalev pour essayer de revenir. J’étais toujours dans le duel. J’ai toujours été cohérent dans mes paroles et dans mes gestes.»

Un concert d’éloges

Pascal a reçu un concert d’éloges de la part des membres de son équipe.

«Quel guerrier. C’était un combat de la Ligue nationale et on savait que nous étions dans les grandes ligues, a expliqué le promoteur Jean Bédard. Ce n’est pas le résultat qu’on souhaitait, mais ce n’est pas les projets qui vont manquer après cette performance.»

Russ Anber a également salué le courage de son ami de longue date.

«Jean est venu pour se battre. Il a dit qu’il le ferait et il l’a fait. Personne n’a réalisé ce qu’il a fait sur un ring au Québec. Il aurait pu baisser pavillon, mais il s’est battu avec l’énergie du désespoir pour revenir dans le duel. Il mérite tout le respect du monde.»

Résultat décevant, spectacle excitant - TVA Sports