Kovalev vs Pascal

«Pascal a beaucoup de lacunes» - l'entraîneur de Kovalev

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Jean Pascal connaîtra une longue et douloureuse soirée contre Sergey Kovalev samedi. C’est du moins l’avis de l’entraîneur du Russe, John David Jackson.

On peut dire qu’il n’a pas mâché ses mots à l’endroit du Québécois lors d’une entrevue qu’il a accordée au Journal de Montréal.

«Tu ne peux pas sous-estimer un adversaire, mais Pascal n’a pas de force de frappe, a souligné John David Jackson. Une chose est sûre, il n’est pas du calibre de Bernard Hopkins.

«Il est bon, mais il n’est pas excellent dans une facette en particulier. Il a surtout beaucoup de lacunes dans sa technique.»

Contre son poulain, l’ancien boxeur est convaincu que ça pourrait lui faire très mal.

«Si Pascal expose ses défauts comme on le pense et comme il le fait toujours, Sergey va sauter sur l’occasion et lui faire payer ses erreurs», a-t-il ajouté.

Un combat facile contre Hopkins

Lors de son combat d’unification, Kovalev a livré une brillante performance contre Bernard Hopkins pour devenir le champion WBA, WBO et IBF des mi-lourds.

Selon Jackson, il n’y a aucune comparaison qui peut tenir entre Hopkins et Pascal.

«Je suis convaincu que Hopkins est, de loin, le plus dangereux des deux, a-t-il affirmé sans broncher. Pascal fait plus d’erreurs que Hopkins pendant ses combats notamment en lançant plusieurs coups de puissance sans regarder son adversaire.»

Pour ce qui est de l’affrontement entre Kovalev et Hopkins qui a eu lieu en novembre, il croit que son protégé a prouvé qu’il était dans une classe à part.

«Sergey a donné l’impression que c’était un combat facile en ne tombant pas dans les pièges de son opposant, a-t-il souligné. Pour ce qui est de Pascal contre Hopkins, il a perdu son deuxième duel, car il a trop respecté Hopkins et celui-ci a pu faire ce qu’il voulait.»

La pression sur Pascal

En défendant ses trois ceintures en terrain ennemi, Kovalev prend un certain risque. Toutefois, John David Jackson est d’avis que c’est Pascal qui aura toute la pression sur les épaules.

«C’est lui qui se produira devant ses partisans et pas nous, a-t-il raconté. Par contre, lorsque la cloche sonnera, ils ne pourront pas l’aider et ils ne pourront pas donner de coups à Kovalev.»

Si le Russe a décidé de sortir des États-Unis pour se mesurer à Pascal, c’est avant tout parce qu’il pourra récolter de meilleurs revenus que lors de ses derniers affrontements.

«On sera bien payé pour le faire et ce n’est pas difficile pour Sergey d’aller se battre dans un autre pays, a souligné Jackson. Après tout, d’autres boxeurs l’ont fait dans le passé alors qu’ils étaient champions.»