Kovalev vs Pascal

«Je ne suis pas soumis» - Pascal

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Jean Pascal a expliqué pourquoi son face-à-face avec Sergey Kovalev, son adversaire pour le combat de ce samedi au Centre Bell, a tourné au vinaigre mercredi.

Pascal a affirmé dans une entrevue à «Dave Morissette en direct» qu’il désirait montrer au Russe qu’il ne se laisserait pas marcher sur les pieds ni jouer dans la tête.

«La conférence s’est bien déroulée, il y a juste eu une petite bousculade, a-t-il dit. Sergey m’a poussé parce que j’ai essayé d’enlever sa casquette.

«Premièrement, dans un face-à-face, on ne porte pas de casquette. Deuxièmement, il a posé la palette de sa casquette sur mon nez.

«J’étais obligé de réagir, sinon j’aurais été le dominé, le soumis. Il aurait gagné une bataille psychologique. Je suis un loup, pas un mouton. J’ai voulu poliment lui enlever son chapeau.»

Autrement, le clan Kovalev n’a pas attaqué directement l’intégrité de Pascal, mais s’en est pris à la qualité de son entraîneur, Marc Ramsay – chose que n’a pas appréciée le Québécois.

«Ça m’a choqué qu’on attaque mon entraîneur. Marc Ramsay n’obtient jamais le mérite qu’on lui doit. Il m’a amené aux plus hautes sphères de la boxe, autant chez les amateurs que chez les professionnels.»

Pascal est le négligé contre Kovalev, mais l’ancien champion du monde du World Boxing Council (WBC) n’a cure de ce statut. Si des équipes de la LNH sont capables de gagner la coupe Stanley alors qu’ils ont accédé aux séries, lui peut bien soutirer les trois ceintures qui appartiennent à son adversaire.

Vous avez bien lu : Pascal compare son combat à un match de hockey des séries.

«Kovalev sort du système russe : il est très rigide, confiant et méthodique – peut-être un peu trop. Ce n’est pas naturel, tout est calculé. J’ai travaillé sur l’aspect psychologique. Il laisse son entraîneur parler pour lui. Quelqu’un qui est confiant n’aura pas peur de parler.

«Sans connotation raciste, les Européens (surtout les Russes) sont très bons pendant la saison régulière. Quand ça compte, il faut des couilles et ils ont de la misère. Les Européens n’ont pas l’étoffe pour rester longtemps.»