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Pascal-Kovalev : encore le dopage au menu

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Jean Pascal et Sergey Kovalev ont lancé leurs premières flèches de la semaine, lundi, lors de leur entraînement public à la Cage aux Sports de Boucherville. Encore une fois, la question du dopage est revenue sur le tapis.

Le Russe, qui est champion unifié WBA, WBO et IBF des mi-lourds, a paru agacé quand il a été à nouveau interrogé à ce sujet.

«Mon rôle est d’aller au gymnase et de me battre sur le ring par la suite, a souligné Kovalev. On était prêt à passer des tests, mais les demandes de Pascal étaient exagérées pour un aspirant.»

Pascal n’a pas hésité à répondre à son adversaire.

«Je peux être un peu fou dans mes demandes, mais je crois en un sport propre, a précisé le Québécois. Je suis un athlète propre et je voulais seulement prouver que nous évoluons dans une discipline qui l’est tout autant.

«Pour ce qui est de Kovalev, en tant que champion, il devrait être un modèle en la matière. C’est une question à laquelle je ne m’attarderai plus et je vais me concentrer sur le combat.»

Après Rocky, un félin

On ne s’ennuie jamais avec Pascal et il l’a encore prouvé lundi.

Après Rocky Balboa, l’ancien champion du monde WBC a fait un parallèle avec un animal pour expliquer ce qui peut attendre Kovalev lors de leur duel.

«Je suis un félin sur le ring, a souligné Pascal. On ne sait jamais à quoi s’attendre avec moi. Je suis imprévisible et je crois que c’est une carte qui jouera en ma faveur.»

Kovalev croit que les amateurs assisteront à un combat intéressant en raison de la différence des styles des deux pugilistes.

«Je suis prêt à n’importe quoi de sa part», a-t-il souligné dans un anglais approximatif.

Hopkins le baromètre

Pascal et Kovalev ont deux adversaires en commun au cours de leur carrière respective: Bernard Hopkins et Darnell Boone.

Le nom de Hopkins a suscité plusieurs réactions. On se souvient que Pascal a livré un verdict nul et s’est incliné contre lui. Pour sa part, Kovalev l’a vaincu par décision unanime en novembre dernier.

«Hopkins est une grande légende, mais il a 50 ans et il a lancé moins de 200 coups lors de son combat contre Kovalev, a argumenté Pascal, Tu ne peux pas remporter un affrontement dans de telles circonstances.»

Lors de son point de presse, Kovalev a admis qu’il n’avait regardé aucune vidéo de Pascal pendant son camp d’entraînement. Une stratégie qui démontre à quel point il est confiant pour son prochain combat.

«Il faut croire qu’il aime les surprises!», a laissé tomber Pascal.

Kovalev bougonne

Même s’il a répondu aux questions, Kovalev n’est pas de bonne humeur depuis qu’il a posé le pied à Montréal.

Samedi, le Russe n’a pas apprécié la présence de la journaliste de TVA Sports, Nancy Audet, à sa descente de l’avion à l’aéroport. Il lui a parlé brièvement avant de quitter les lieux, mais il a annulé une entrevue qui était prévue lundi avec un réseau de télé.

Kovalev était aussi en beau fusil contre InterBox, car il a dû arriver plus d’une heure avant son entraînement public.

Avant un combat important comme celui de cette semaine, ces petits détails peuvent être des irritants et qui peuvent jouer sur la concentration d’un boxeur. Est-ce que Kovalev pourrait sortir de sa zone en raison de ces mésaventures? C’est possible, mais Pascal ne peut pas compter là-dessus.

Entrevue avec Sergey Kovalev - TVA Sports