Boxe

Le deuxième rêve de Pascal

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Serein et heureux, Jean Pascal revient en ville après deux longs mois de camp d’entraînement en Californie.

Son premier arrêt : son coiffeur des 20 dernières années.

«Le look Big Bear est terminé. Nous sommes dans les playoffs, alors je vais me trimer un peu.»

Réhul se souvient d'un adolescent confiant et déterminé.

«À l'âge de 14 ans, je me souviens qu’il avait dit qu’il allait être champion du monde un jour, a-t-il raconté.

«Le monde riait de lui au salon, mais il était confiant. Quand c’est arrivé, j'étais vraiment content pour lui.»

Pascal affamé

Dans quelques jours, Jean Pascal va tenter de redevenir champion du monde en affrontant l'homme à battre chez les mi-lourds, Sergey Kovalev.

«Mon rêve, c’était de devenir champion du monde, a confié Pascal. Maintenant, mon deuxième rêve, c'est de redevenir champion du monde. Je suis à quelques jours de l’accomplir. Je suis vraiment affamé.»

Il sait qu'il devra livrer un combat parfait s'il souhaite repartir avec les trois ceintures à l'enjeu. Il connaît les pièges à éviter.

«Ce sera important pour moi de boxer avec mes émotions, de garder mon plan de match et de rester concentré.»

Adonis Stevenson, le champion des poids mi-lourds du WBC, prédit une victoire de Kovalev. Une prédiction qui n'étonne pas Pascal.

«Encore une fois, il démontre qu’il a peu d’intérêt pour les amateurs de boxe. Si j’avais été à sa place, j’aurais voulu une victoire de Stevenson pour souhaiter offrir un duel historique entre lui et moi, a souligné le boxeur de 32 ans.

«Il veut être couronné le king de la ville sans adversaire et sans opposition.»

Soutien de la communauté haïtienne

Dans le salon, les gens espèrent une victoire de leur favori et ils seront tous derrière lui samedi soir.

«Nous savons que ce ne sera pas facile, mais je crois et toute la communauté haïtienne croit que Jean Pascal va le mettre K.-O. au 11e round.»

À compter de maintenant, le boxeur de 32 ans entre dans sa bulle afin de se préparer pour le plus grand défi de sa carrière.

(D’après un reportage de Nancy Audet)