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La descente aux enfers de Phil Kessel

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Phil Kessel a l’air de tout, sauf d’un marqueur naturel ces derniers temps.

L’attaquant occupe peut-être encore le premier rang des marqueurs chez les Maple Leafs, mais Kessel, qui a toujours marqué par séquence, traverse présentement l’une des pires disettes de sa carrière.

Il semble que, presque chaque match, ses tirs ratent la cible. D’autres soirs, des lancers qui autrefois auraient déjoué n’importe quel gardien se transforment en arrêts de routine.

Alors que les Leafs traversent l’une des pires saisons de leur histoire, Kessel a de plus en plus de difficulté à contenir sa frustration, comme on l’a vu cette semaine lorsqu’il a vigoureusement pris la défense de son capitaine Dion Phaneuf.

Mais qu’est-ce qui a poussé le talentueux attaquant à faire une autre sortie controversée dans le plus gros marché de hockey de la planète?

Kessel n’a pas voulu élaborer vendredi lors de l’entraînement des siens, au lendemain d’une autre défaite, 4-2 face aux Blues de St.Louis.

Ce qui est évident par contre, c’est que la frustration a également gagné les partisans et les médias couvrant les activités de l’équipe, ce qui est particulièrement difficile pour l’Américain, qui écoule la deuxième année d’un contrat de huit ans et 64 millions $.

«C’était une grosse affaire pour lui (de défendre Phaneuf), a soutenu son entraîneur Peter Horachek. On peut regarder cela de deux façons. Aurait-il dû le faire ou non? Ce que je retiens, c’est qu’il s’est levé pour son capitaine et pour un coéquipier.»

Toronto n’est pas une ville facile pour les joueurs de hockey et l’horrible saison des Leafs n’a rien fait pour adoucir les choses. Kessel n’est pas imperméable à ce climat toxique.

«Dans ce marché, toute controverse fait boule de neige, que ce soit positif ou négatif, a commenté le défenseur des Blues Carl Gunnarsson, qui a évolué dans la Ville Reine pendant cinq saisons. Lorsque les résultats sur la glace ne sont pas bons, il est facile de pointer les joueurs du doigt. Cela ne fait qu’empirer les choses.»

S’il ne peut pas être tenu responsable pour l’ensemble des déboires des Leafs, Kessel, en tant que joueur le mieux payé et meilleur compteur de l’équipe, doit assumer quelques responsabilités.

Avec seulement trois buts en 15 matchs, il ne répond certainement pas aux attentes placées en lui. Avec seulement 23 filets en 65 rencontres, il devra augmenter la cadence pour atteindre les 32 buts, son plus faible total en carrière sur une saison de 82 parties.

«J’ai eu mes chances, a avoué le numéro 81. Mais en ce moment, rien ne fonctionne, pas de rebonds ou de déviations. Parfois, on a besoin d’un peu chance. Ces derniers temps, rien ne marche.»