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Sekac lance des flèches à Therrien

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Il n’y a pas juste la différence de température entre la Californie et le Québec qui a charmé Jiri Sekac. Il a aussi été conquis par le système de jeu de Bruce Boudreau et des Ducks.

À quelques heures de son cinquième match sous les couleurs des Ducks, mais d’un premier contre les Canadiens, Sekac a lancé quelques pointes subtiles à l’endroit de son ancien entraîneur, Michel Therrien.

On sent rapidement qu’il ne s’ennuie pas trop du Tricolore, qui l’a échangé le 24 février dernier pour l’ailier Devante Smith-Pelly.

«Les Ducks représentent une équipe plus offensive que les Canadiens, a-t-il dit. À Montréal, on misait surtout sur le jeu défensif. Ça me procure plus de confiance de me retrouver dans un environnement où l’attaque occupe une plus grande place.»

«Les entraîneurs me font confiance à Anaheim, a-t-il poursuivi. J’ai le sentiment qu’ils croient en moi et qu’ils me donneront une réelle chance. Je veux en profiter. En Europe, j’ai toujours joué un rôle offensif. Je n’ai jamais eu la chance de prouver que je pouvais remplir un tel rôle à Montréal.»

Trimballé d’un trio à l’autre, Sekac a également regardé neuf matchs de la passerelle de presse lors de son court séjour avec le CH. À ses yeux, il n’a pas été utilisé adéquatement.

«À Montréal, c’était difficile puisque l’équipe a une mentalité très défensive, a-t-il admis. Je jouais pratiquement toujours un rôle défensif. Je me retrouvais souvent sur la glace pour des mises en jeu dans notre propre territoire. Ça ne paraît pas toujours, mais ça draine beaucoup d’énergie. Quand tu veux relancer l’attaque, tu as parfois moins de jeu.»

Les Ducks occupent le 10e rang de la LNH avec 2,85 buts en moyenne par match. À ce chapitre, le CH est en 21e position avec 2,62 buts.

Une bonne question

Encerclé par une poignée de journalistes à sa sortie d’un entraînement matinal au Honda Center, Sekac n’a pas trop voulu s’aventurer sur un terrain glissant. Questionné à savoir s’il avait une relation difficile avec son entraîneur, il a offert la réponse suivante.

«C’est une question difficile, a-t-il répliqué. Mais, je ne peux pas dire que j’avais une mauvaise relation. Il voulait que les joueurs se concentrent sur le jeu défensif. Comme vous le savez, je ne suis pas un grand joueur défensif. C’est possiblement pour cette raison que je n’obtenais pas un aussi bon temps de glace.»

Un bon départ

Avant la visite du CH à Anaheim, Sekac avait récolté deux aides et il présentait un différentiel de +2 après ses quatre premiers matchs avec les Ducks. Utilisé principalement à l’aile droite au sein du troisième trio avec Rickard Rakell et Emerson Etem, il a aussi obtenu de brèves présences en avantage numérique.

«L’adaptation se déroule bien, a mentionné Sekac. Les entraîneurs m’initient à leur système avec de petites bribes d’informations. Ils ne cherchent pas à me mélanger trop rapidement. C’est une bonne façon de fonctionner.»

Si Devante Smith-Pelly a déjà reçu un avertissement de Therrien qui lui a reproché sa condition physique après la défaite contre les Sharks, Sekac a séduit plus rapidement Boudreau.

«Je savais qu’il était talentueux, mais il est encore plus rapide que je croyais, a affirmé l’entraîneur des Ducks. Il joue bien également sur le plan défensif. Il est responsable et il s’agit d’un bon signe. Je suis heureux de son rendement.»

Corey Perry, un des ténors à l’attaque chez les Ducks, a aussi tenu un discours élogieux pour son nouveau coéquipier.

«Jiri apportera beaucoup de vitesse à notre équipe et nous avions besoin de cet élément. Il n’est pas juste rapide, il a une bonne vision du jeu et il génère déjà plusieurs occasions de marquer. J’aimais bien Devo (Devante), mais je crois que cet échange nous aidera.»