Olivier Jean

Photo : Olivier Jean Crédit : TOMA ICZKOVITS/AGENCE QMI

Patinage

Olivier Jean se met au vélo

Publié | Mis à jour

D’abord pour s’amuser, le patineur de vitesse courte piste Olivier Jean compte participer à quelques compétitions de vélo au Québec au mois d’avril.

Déjà, il est inscrit à des épreuves du circuit provincial prévues à Contrecoeur, le 19 avril, et à Sainte-Martine, la semaine suivante.

Sans tarder, Jean souligne qu’il veut vivre cette expérience pour le plaisir et dans le simple but d’assouvir sa passion pour le vélo.

«Je veux avoir une sensation de peloton, a-t-il mentionné, mercredi. Je regarde ça à la télévision et je trouve ça "hot".»

Non, Jean ne planifie pas devenir champion olympique de vélo de route, à l’instar de la Canadienne Clara Hughes, qui a brillé autant en cyclisme qu'en patinage de vitesse longue piste.

«En 2015, pour gagner dans un sport, il faut être spécifique et commencer le plus jeune possible, a-t-il noté. Clara Hughes faisait du vélo avant de faire du patin. Elle est ensuite revenue au vélo.»

Entre deux questions, l’athlète de Lachenaie assure d'ailleurs qu’avant de penser à pédaler, toutes ses énergies sont présentement consacrées aux prochains Championnats du monde de patinage de vitesse courte piste qui auront lieu du 13 au 15 mars, à Moscou.

Il retrouve toutefois aussitôt son enthousiasme devant les nouvelles questions reliées au vélo.

En grande forme

Sa forme physique est ce qui lui laisse croire qu’il pourrait bien s’en tirer face à certains cyclistes du circuit provincial.

«Je n’ai pas d’enfant, ni d’emploi. Je passe 40 heures par semaine à essayer d’être le plus en forme possible. C’est quand même une dynamique différente que quelqu’un qui fait ça pour le plaisir, la fin de semaine. Même si les gens pensent parfois s’entraîner fort, il y a une différence entre s’entraîner fort et être un athlète à temps plein», a-t-il laissé tomber.

Jean sourit à l’idée de possiblement battre quelques athlètes présents.

«J’ai entendu dire que le monde prenait ça très au sérieux, a-t-il dit. De mon côté, je suis compétitif de nature, c’est certain. Je ne voudrais pas aller là pour me faire larguer.»

Un manque d'expérience

Jean demeure quand même réaliste et sait qu’il lui manque quelques outils pour rivaliser avec les meilleurs.

«Je pousse fort et je vais vite tout seul dans une ligne droite, mais ce n’est pas la même ''game'', a-t-il convenu. Je ne connais pas les stratégies, les placements dans le peloton, comment négocier un virage, les sprints, les attaques et tout ça, je n’ai jamais fait ça de ma vie.»

Le fait qu’il se présente aux courses en solo, sans coéquipier pour l’aider, est probablement ce qui risque de lui faire le plus mal.

«Ce sera moi, mes souliers et mon vélo», a-t-il observé.

Avec son "fan club"

Il serait peut-être de mise que Jean dispute sa première course, à Contrecoeur, en gardant profil bas face aux autres participants. Mais c’est mal connaître le moineau.

«Je vais arriver là-bas avec mon "fan club"», a-t-il indiqué, en riant.

La couleur de son maillot? Possiblement fluo.

«Ça va dépendre de ce que je trouve au Village des Valeurs, a-t-il lancé à la blague. Mais ça va être drôle. Je veux juste avoir du plaisir.»