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Mitchell réalise un rêve d'enfance

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Il y a quelques jours, Torrey Mitchell restait encore l’un des joueurs québécois les plus méconnus de la Ligue nationale de hockey. Cette perception n’existe plus depuis qu’il a été échangé des Sabres de Buffalo aux Canadiens de Montréal à la date limite des transactions.

En cette journée de congé au lendemain d’un revers de 4-0 contre les Sharks à San Jose, Mitchell a rencontré les journalistes pour une première fois dans un chic hôtel de Santa Monica, une ville en bordure de l’océan Pacifique et située au nord-ouest d’Anaheim.

«C’est vraiment incroyable, a dit Mitchell dans un très bon français. Je suis excité de revenir à la maison. Jouer pour le Canadien est un rêve pour moi.»

«Depuis 24 heures, j’ai traversé plusieurs émotions, a-t-il poursuivi. J’ai parlé avec beaucoup de membres de ma famille et mes amis. Tout le monde est heureux pour moi. J’ai grandi en regardant le Canadien et j’aurai maintenant l’occasion de porter cet uniforme.»

Originaire de Greenfield Park, sur la Rive-Sud de Montréal, Mitchell a quitté le nid familial depuis longtemps.

«J’habite aux États-Unis depuis 13 ou 14 ans, je commence à perdre mon français, a-t-il affirmé avec un grand sourire. J’ai hâte de le pratiquer.»

Mitchell n’a jamais joué dans la LHJMQ. Fils de deux enseignants, il a opté pour l’Université du Vermont. Après trois saisons à l’alma mater de Martin St-Louis, il a fait le saut chez les professionnels lors de la saison 2007-2008 avec les Sharks de San Jose.

De l’expérience

Mitchell, 30 ans, a une bonne idée du rôle qu’il jouera avec sa nouvelle équipe.

«J’apporterai du leadership. Je suis un joueur de caractère, je peux aider avec mon expérience dans les séries. Je peux aider l’équipe dans les 3e et 4e trios.»

Avant de partir des Sabres, il a parlé des Canadiens assez rapidement avec Brian Gionta.

«Il m’a dit que j’étais pour aimer ça à Montréal et que c’était pour être mieux qu’à Buffalo !»

Un partisan des Bruins

Brian Flynn, l’autre attaquant obtenu des Sabres, a également fait la connaissance avec la meute médiatique montréalaise. Si Mitchell a grandi tout près de Montréal, Flynn est originaire de Lynnfield au Massachusetts.

«Oui, j’étais un partisan des Bruins quand j’étais plus jeune, a-t-il lancé en riant. Mes parents aussi adoraient les Bruins. Depuis trois ans, ils encourageaient les Sabres et ils n’auront aucun problème à devenir des partisans du Canadien.»