Canadiens de Montréal

L'énergique Smith-Pelly

Agence QMI / Jean-François Chaumont

Publié | Mis à jour

À 22 ans et à sa quatrième saison au sein de l’organisation des Ducks, Davente Smith-Pelly n’avait pas encore trouvé son rôle principal à Anaheim. Trimbalé d’un trio à l’autre, mais surtout d’une position à l’autre, il espère obtenir une plus grande stabilité à Montréal.

À l’instar de Jiri Sekac, celui qui a pris le chemin inverse dans la transaction entre les Ducks et le Canadien, Smith-Pelly traversait des jours assez difficiles depuis le début de l’année 2015.

À ses 20 derniers matchs avec les Ducks, le robuste ailier n’avait obtenu que deux points (un but, une aide) et il présentait un différentiel de -5. Son entraîneur Bruce Boudreau lui avait également indiqué le chemin de la passerelle de presse à quatre reprises.

Questionné sur son absence de production depuis plusieurs semaines, Smith-Pelly a lancé un message peu subtil. Il se considère comme un ailier droit et c’est à cette position qu’il entend jouer.

«Je ne suis pas certain comment l’expliquer, a-t-il dit lors d’une conférence téléphonique. Les trios changeaient souvent avec les Ducks et c’était difficile de trouver son rythme. J’ai joué à l’aile droite toute ma vie, et là, je devais jouer à l’aile gauche ou au centre. Je bougeais souvent, c’était dur de trouver ma place.»

«Le changement de scénario sera possiblement bon, a poursuivi l’Ontarien. Je profiterai d’un nouveau départ et j’espère en profiter.»

Un surplus à la droite

Bob Murray, le directeur général des Ducks, a rappelé que son équipe misait sur plusieurs bons ailiers droits.

«Devante se retrouvait coincé derrière les Corey Perry, Kyle Palmieiri et Jakob Silfverberg, a mentionné Murray. Il n’y a pas de doute dans mon esprit qu’il ne devrait pas jouer uniquement au sein d’un quatrième trio. Vous pouvez me croire, je n’ai pas de critiques à formuler à l’endroit de Devo.»

Des partisans des Leafs...

Repêché au deuxième tour par les Ducks en 2010, Smith-Pelly n’a pas trop sursauté quand il a appris qu’il devait faire ses valises.

«Je savais qu’Anaheim ferait une transaction, mais tu ne sais jamais que ça sera toi, a-t-il expliqué. Une fois le choc passé, j’étais heureux de partir pour Montréal.»

Avec le CH, Smith-Pelly retrouvera trois anciens coéquipiers avec qui il a remporté la médaille de bronze pour le Canada au Championnat du monde junior de 2012 : Brendan Gallagher, Nathan Beaulieu et Michaël Bournival.

«Des trois, j’ai gardé un bon contact avec Nathan», a précisé Smith-Pelly qui est aussi un bon ami de Malcolm Subban, le petit frère de P.K.

Né à Scarborough en Ontario, Smith-Pelly a grandi dans un environnement où les Maple Leafs étaient l’équipe de prédilection.

«Mes parents et mes grands-parents sont d’immenses partisans des Leafs, a-t-il souligné. Au départ, ils risquent de trouver ça étrange de me voir avec un chandail du Canadien, mais ils vont vite s’habituer. Ils étaient très excités de cette transaction.»

Smith-Pelly retrouvera le Canadien, mercredi, à Columbus. En théorie, il jouera son premier match avec sa nouvelle équipe contre les Blue Jackets et il fera ses débuts à Montréal contre les Maple Leafs, samedi.

Il touche un salaire de 800 000$ cette saison et il gagnera le même montant l’an prochain.

Devante Smith-Pelly en chiffres

147 : mises en échec (à égalité au sommet avec Nate Thompson chez les Ducks)

17 : nombre de points en 54 matchs cette saison (cinq buts, 12 aides)

14 :39 : temps de jeu moyen avec les Ducks cette saison

12 : minutes de punition cette saison

5 : nombre de buts en séries l’an dernier en 12 rencontres

21 : le numéro qu’il portera à Montréal

42 : rang de sélection au repêchage de 2010 (2e tour)

0 : bagarre (il ne s’est jamais battu depuis ses débuts dans la LNH)

129 : nombre de matchs en carrière à Anaheim

124 : nombre de matchs en carrière dans la Ligue américaine (Norfolk et Syracuse)

27 : nombre de buts l’an dernier à Norfolk en 55 matchs

Robuste, Smith-Pelly devra apprendre la constance - TVA Sports