LHJMQ

Nicolas Roy, ce diamant brut

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Les attentes étaient élevées envers Nicolas Roy quand les Screaming Eagles l’ont choisi au premier rang du repêchage de la LHJMQ, en 2013.

Refusant d’aller jouer au Cap-Breton, Roy enfilait le chandail des Saguenéens quelques semaines plus tard. Le directeur général de l’époque Marc Fortier sacrifiait le défenseur Loïk Léveillé et deux choix de premier tour pour les services de l’attaquant.

L’eau a coulé sous les ponts depuis et Roy est aujourd’hui le 25e meilleur espoir nord-américain en vue du prochain repêchage de la LNH. Le natif d’Amos a-t-il ce qu’il faut pour être choisi au premier tour? Il attend ce moment depuis longtemps.

«C’est sûr qu’on y pense de plus en plus, mais on essaie de se concentrer sur notre jeu et de se montrer sous notre meilleur jour», a dit Roy en entrevue avec la chaîne TVA Sports.

Le joueur de centre de 18 ans n’a cependant pas encore tout à fait débloqué offensivement. Avec ses 40 points en 57 matchs cette saison, sa production ne s’est pas vraiment améliorée en comparaison avec la campagne 2013-2014 (41 points en 63 rencontres). Cela dit, sa récolte de 12 points en décembre montre qu’il peut produire sur une base régulière dans les rangs juniors.

«Je garde la même éthique de travail, mais l’équipe allait mieux, les circonstances étaient parfaites», a-t-il commenté.

«Il a eu un mois extraordinaire, il a amené de la constance. C’est une question de maturité», a évalué son entraîneur-chef Yanick Jean.

La cote de popularité de Roy se maintient auprès des recruteurs. Son potentiel professionnel est sa plus belle carte de visite et il ne manque selon Jean qu’à peaufiner les détails.

«Il faut travailler avec lui pour lui enseigner ce qu’il doit faire pour passer à la prochaine étape. Il a eu du succès partout où il est passé avant la LHJMQ; il n’a jamais eu à se challenger individuellement.»

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