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Ski et planche

Alex Harvey attaque avec confiance les mondiaux

Agence QMI / Alain Bergeron

Publié | Mis à jour

Même sous la pluie de mercredi, Falun continuait d’exercer son charme auprès d’Alex Harvey, qui s’inspire de ses succès obtenus ici pour construire ses Championnats du monde des 12 prochains jours.

«Parmi mes meilleures courses à vie, j’ai eu ma première victoire à Falun», se plaît à rappeler le Québécois, qui venait de compléter une séquence de jeu vidéo avec son coéquipier Ivan Babikov lorsqu’on l’a rencontré dans la maison où logent les skieurs canadiens.

«Je fais une course pour la gagner»

C’était le 16 mars 2012 dans ce stade Lugnet qui n’avait pas son aspect revampé d’aujourd’hui. Harvey avait alors enlevé le prologue de 3,3 km des Finales de la Coupe du monde pour ensuite clore ce mini-tour au deuxième rang. C’est ici qu’il a aussi enlevé un skiathlon de 30 km en mars 2014 et réussi quelques autres top 10 au fil des années.

Quitte à forcer un retour tordu dans l’histoire, rappelons que son père Pierre avait remporté dans cette ex-ville minière du centre de la Suède sa première Coupe du monde en carrière en 1987. Avec cette série de réussites en mémoire, son fils de 26 ans dit bien vivre avec les attentes placées en lui de monter sur le podium à ces mondiaux.

«C’est normal de penser comme ça et c’est partout pareil dans tous les pays. Quand tu as 20 ans, c’est super bon si tu fais un top 30. Ça laisse entendre que tu es sur la bonne voie pour accéder éventuellement à un podium d’un championnat du monde ou des Jeux olympiques, ce qui est l’objectif ultime. Les échelons de développement, ça sert à se rendre là», expose le skieur de Saint-Ferréol-les-Neiges, médaillé de bronze au sprint individuel des mondiaux de 2013 et d’or au sprint par équipe en 2011.

«Quand je m’entraîne, c’est pour faire des podiums. Les journées où ça va moins bien, je continue quand même de pousser parce que j’ai dans l’optique de me rendre sur des podiums. Chaque fois que je fais une course, c’est pour la gagner», assure-t-il.

Contrôler les détails

Le sprint individuel de ce jeudi marquera la première épreuve des quatre auxquelles Harvey doit participer. Une cinquième pourrait s’ajouter, celle du sprint par équipe de dimanche, selon le niveau de forme de son partenaire potentiel, Lenny Valjas.

Comme il l’avait fait avant les Jeux de Sotchi et les mondiaux d’il y a deux ans, le Québécois vient d’entrer à Falun avec le frais souvenir d’un podium, celui de sa deuxième place au sprint d’Oestersund de samedi dernier. S’il ne se soustrait pas aux risques de malchance, Harvey sait comment faire pour ne pas altérer sa confiance.

«Si tu n’oublies pas les petits détails, tu ne peux jamais être trop confiant. Le piège, c’est de croire que tu as le contrôle sur tout. Alors, il faut voir à bien tester les skis, s’assurer de bien manger, bien dormir, bien récupérer et bien s’hydrater. Et ça, ça vient avec l’expérience.»

Dans cette ville qui a extrait du cuivre pendant sept siècles, un Québécois aimerait bien y trouver de l’or.